Archives mensuelles : avril 2015

Les Autres Pierres Précieuses

Des pierres précieuses à la valeur sous-estimée

Après nos différents articles consacrés aux diamants, faisons maintenant une petite parenthèse sur les autres pierres précieuses telles que le rubis, le saphir ou encore l’émeraude. Si ces pierres ne sont pas autant prisées que les diamants, elles n’en sont pas pour autant moins précieuses et sont donc considérées comme des pierres gemmes.

Le rubis

En effet, le rubis, de la famille minérale des corindons comme le saphir, doit sa couleur rouge à la présence d’oxyde de chrome lors de sa formation. Sa valeur, comme celle du diamant, dépend de plusieurs caractéristiques qui sont : sa taille (ou son poids), sa couleur, sa pureté et sa coupe. La présence d’inclusions dans le rubis influe également sur sa valeur puisque tous les rubis sans exception présentent plus ou moins d’inclusions. Un rubis présentant de faibles inclusions aura une valeur plus importante que les autres. De ce fait, le rubis est une des pierres précieuses pouvant atteindre des sommes tout autant importantes que celle des diamants. Les principaux pays producteurs de rubis sont en Afrique, en Asie, aux Etats-Unis et les plus gros gisements de rubis se situent en Birmanie, au Sri Lanka et en Thaïlande.

le saphir

De même, le saphir, également de la famille des corindons, doit sa couleur bleue à la présence de fer et de titane lors de sa formation. Si la couleur rouge fait du corindon un rubis, les autres couleurs telles que le bleu, le jaune, l’orange, le rose sont associées au saphir. En effet, les saphirs d’une autre couleur que le bleu sont des saphirs dits « fantaisies », tout comme les diamants de couleurs comparés aux diamants incolores. La valeur du saphir, comme celle du diamant et du rubis, se détermine par sa taille, sa couleur, sa pureté, sa coupe et la présence d’inclusions dans la pierre. Les saphirs ne présenteront pas la même teinte bleue en fonction des différents lieux de production. Ainsi, les saphirs en provenance de Birmanie sont réputés pour tirer sur le noir, tandis que les saphirs du Cachemire présentent des teintes de violet. Actuellement, le Sri Lanka et la Thaïlande sont devenus les pays producteurs de saphirs référents où l’on retrouve également les principaux gisements.

L’émeraude

Enfin, l’émeraude, la plus fragile des pierres précieuses, appartient à la famille des béryls et doit sa couleur verte à la présence de chrome (comme le rubis), de fer (comme le saphir) et de vanadium lors de sa formation. Si les inclusions influent plus ou moins négativement sur les autres pierres précieuses, elles renforcent le côté authentique de l’émeraude qui, du fait de sa fragilité, est traitée dès lors qu’elle est extraite de la mine avec des huiles et des résines pour palier son côté friable. De ce fait, la fragilité de l’émeraude rend sa taille extrêmement délicate et lui vaut de garder une forme souvent octogonale. Longtemps issues des pays de production en Amérique du Sud et en Europe, les émeraudes sont aujourd’hui produites essentiellement en Colombie et au Brésil.

Le diamant dans les œuvres littéraires

Après notre article précédent qui illustrait le diamant dans différentes chansons, voici maintenant un article qui reprend quelques œuvres littéraires mettant en scène le diamant.

The Moonstone, Wilkie Collins, 1868

the moonstone écrit par wilkie collins

Ce livre, dont le titre fait référence à la Pierre de Lune, est considéré comme le premier roman policier anglais qui se réfère à un diamant.

L’histoire tourne autour de Rachel Verinder, une jeune femme anglaise qui a hérité d’un diamant indien lors de son 18ème anniversaire. Ce diamant, qui provient de l’héritage de son oncle, est très précieux mais a également une grande valeur religieuse. En effet, il a appartenu auparavant à des statues représentatives des dieux indiens protégées par des gardiens sous les ordres de Vishnu. Ce diamant a la particularité de voir sa brillance croître ou décroître selon l’éclat de la lune.
L’intrigue débute lors de cette fête d’anniversaire, lorsque Rachel Verinder porte la Pierre de Lune autour de son cou, qui est ensuite dérobée dans sa chambre. Qui le lui a volé et va-t-elle pouvoir la récupérer ?

The Eustace Diamonds, Anthony Trollope, 1873

the eustace daimonds écrit par anthony trollope

Dans ce livre, le troisième de la série de romans de Palliser, la jeune et belle Lizzie Greystock est réputée pour piéger les personnes âgées de bonne famille. Ce fut le cas lors de son mariage avec le riche Sir Florian Eustace. Dans l’année qui a suivi, son mari décède et la voilà en possession d’un collier très précieux pavé de diamants : les diamants d’Eustace. Bien qu’elle soutienne que ce collier est bien un présent de son mari défunt, l’avocat de la famille Eustace se bat pour prouver que le collier est un héritage et qu’il est donc la propriété de la famille et non de Lady Eustace. C’est pourquoi cette dernière décide d’organiser le faux vol du collier. Mais lorsqu’elle croit être de nouveau en la possession des diamants d’Eustace, le collier est réellement volé et elle doit alors faire face aux différentes péripéties qui marquent l’époque Victorienne.

La Parure, Guy de Maupassant, 1884

le livre de guy de maupassant, la parure

Ce livre met en scène Madame Mathilde Loisel et son mari. Alors que Mathilde s’est toujours imaginée plus haute dans la hiérarchie sociale, possédant d’innombrables bijoux et diamants, elle a pourtant épousé un petit employé bien intentionné percevant de faibles revenus. Une série d’événements va conduire Mathilde à emprunter à une amie, Madame Forestier, un collier pavé de diamants qu’elle estime très précieux. Cependant, Mathilde va égarer ce collier et va tout faire pour ne pas léser sa chère amie. Elle va donc emprunter une importante somme d’argent afin d’acheter un nouveau collier et de remplacer le précédent sans que son amie ne s’en rende compte. Mathilde se retrouve donc dans une situation financière critique et croule sous les dettes. Mais 10 ans plus tard, lorsque Mathilde Loisel recroise Madame Forestier, celle-ci va lui révéler un secret sur ce collier pavé de diamants.

The Diamond as Big as the Ritz, F. Scott Fitzgerald, 1922

livre écrit par f scott fitzgerald, diamond as big as the ritz

Ce livre ne fait pas référence aux diamants que l’on peut porter autour du cou ou sur un doigt. Ce livre retrace l’histoire d’un jeune écolier John T. Unger qui lors d’une visite scolaire dans l’ouest, découvre que le père de son ami, Braddock Washington, possède un diamant gros comme l’Hôtel du Ritz-Carlton. La maison de la famille de Braddock a en effet été construite sur une montagne dans le Montana, qui n’est autre qu’un solide et impeccable diamant.

Ce court ouvrage semble être une critique de l’histoire américaine et des valeurs de ce pays, dont l’esclavage. Le chanteur Jimmy Buffet écrira par la suite une chanson du même nom.

Diamonds are Forever, Ian Fleming, 1956

james bond par ina fleminbg, les diamants sont éternels

Ce n’est peut-être pas une grande œuvre littéraire mais ce livre est le quatrième de la série James Bond et met en scène l’agent Bond qui réussit à démanteler un réseau de contrebande de diamants en provenance des mines diamantaires de Sierra Léone et à destination de Las Vegas.

Ce livre a été par la suite adapté au cinéma en 1971 et a représenté le 7ème et le dernier épisode où l’acteur écossais Sean Connery détenait le rôle-titre.

The Diamond Hunters, Wilbur Smith, 1971

the diamond hunters écrit pas wilbu smith

Dans ce livre, la compagnie diamantaire Van Der Byl est léguée par son fondateur à ses enfants : Benoît, Tracey et Johnny Lance. Mais ce dernier a du mal à reprendre sérieusement l’activité de son père, qui s’est donné corps et âme pour construire cette compagnie d’extraction de diamants. Cette attitude déplait fortement à Benoît qui va tout faire pour anéantir la vie de son frère.

Cette intrigue autour des Chasseurs de Diamant, se déroule à Londres où la mer borde les champs de diamants et se termine dans le désert, lieu de la confrontation finale entre Benoît et Johnny.

Romans d’espionnage, policiers ou fantastiques, ont tous le point commun de mettre ici, le diamant au cœur de leur intrigue. Véritable fascination tant pour les trafiquants que pour la bourgeoisie, le diamant ne cessera jamais d’attirer la convoitise et de faire parler de lui.

La découverte de nouveaux diamants

Le Diamant fait parler de lui

Ces dernières années sont à marquer d’un point rouge pour les apparitions de diamants là où on les attend le moins. En effet, l’année 2014 est une année particulièrement exceptionnelle pour le diamant dans la mesure où trois découvertes de gros diamants bruts successives ont eu lieu.

Petra Diamonds et ses deux nouveaux diamants

Ainsi, la grande exploitation minière Petra Diamonds a annoncé la découverte en juin dernier d’un diamant bleu de 122,52 carats dans la mine Cullinan dont elle est propriétaire depuis 2008 et qui se situe en Afrique du Sud. Ce diamant a été vendu pour plus de 27 millions d’euros. De même, à l’automne 2014, la mine Cullinan a ensuite révélé un diamant de 232,08 carats de couleur D et de type II. Cette pierre est donc incolore et ne présente aucune impureté. Elle est donc d’une qualité exceptionnelle. Son prix pourrait valoir selon les experts de 10 à 20 millions d’euros.

diamants bruts

Gem Diamonds découvre un nouveau diamant blanc

Une autre grande exploitation minière a également connu une grande découverte en juillet dernier d’un diamant exceptionnel. En effet, Gem Diamonds a annoncé la découverte d’un diamant blanc de 198 carats d’une pureté rare et sans aucune fluorescence dans la mine de Letseng au Lesotho en Afrique du Sud. Ce diamant serait classé de type IIa et aurait ainsi une valeur exceptionnelle. C’est ce qu’a confirmé sa vente en fin d’année puisqu’il a été vendu pour plus de 10 millions d’euros.

Diamant 198 carats

Découverte d’une roche composée de 30 000 diamants

Par ailleurs, en décembre dernier lors de la Conférence Annuelle de l’Union Américaine de Géophysique qui s’est déroulée à San Fransisco aux Etats-Unis, un géologue nommé Larry Taylor a annoncé la découverte d’une étrange roche composée de près de 30 000 diamants. Cette roche extraite d’une mine russe de Udachnaya a été confiée aux scientifiques pour qu’ils puissent l’analyser de près. Mais les géologues affirment déjà que cette concentration de diamants est plusieurs millions de fois supérieure aux concentrations habituelles présentes dans les minerais. L’analyse des scientifiques a révélé que ces diamants bruts sont octaèdres, c’est-à-dire qu’ils présentent déjà une forme particulière, soit deux pyramides reliées par leurs bases. Ces diamants seront principalement destinés à la taille de futurs diamants ronds, à condition que leur taille le permette. Les autres diamants bruts plus plats et plus répandus seront utilisés pour la taille des diamants de formes fantaisies, comme la taille princesse, marquise, émeraude…

Des diamants venus de l’espace

Enfin, deux ans plus tôt, en 2012, une équipe d’astronomes américano-française a découvert une planète inhabituellement chaude formée pour la plus grande majorité de diamants. En effet, Nikku Madhusudhan, coauteur de la découverte de cette planète, précise que cette dernière a une taille deux fois supérieure à celle de la Terre et est composée essentiellement de graphite et de diamant contrairement à notre planète bleue qui elle est constituée d’eau et de granite. Cette exoplanète, nommée 55 Cancri-e située en dehors du système solaire est donc principalement composée de carbone et la masse de diamants présente sur cette planète représenterait un tiers de celle-ci et serait trois fois supérieure à la masse terrestre selon les astronomes.

55 Cancri-e, la planète de diamants

Les Diamants Célèbres

Les diamants célèbres dans le monde doivent sans aucun doute leur succès aux différentes caractéristiques qu’ils présentent telles que leur poids, leur couleur, leur provenance mais aussi et surtout à une part de mystère qui les habite. En effet, les diamants célèbres sont aussi connus pour avoir été la possession de personnes importantes qui ont marqué l’histoire des différents pays du monde. Ainsi les noms donnés à ces pierres historiques font référence à leur couleur, leur taille, le lieu dont elles proviennent, ou à leurs propriétaires. Cet article va donc présenter une série de diamants célèbres et va tenter de retracer leur chemin bien souvent semé d’embûches.

Le Diamant de l’Archiduc Joseph Auguste

Ce diamant de 78,56 carats a été découvert il y a 300 ans dans la région Golconde, en Inde. Ce diamant d’une couleur D, autrement dit la plus pure, est resté dans l’ombre jusqu’à ce que son premier propriétaire se fasse connaître en 1933 : l’Archiduc Joseph Auguste d’Autriche qui plaça son diamant dans un coffre-fort durant toute la Seconde Guerre Mondiale. Selon une théorie qui n’a pas encore été confirmée, le Diamant de l’Archiduc Joseph Auguste aurait appartenu auparavant à un autre Archiduc qui lors de sa visite à Hyderabad en Inde, aurait découvert cette pierre en 1893. Un siècle plus tard, soit en 1993, il refait alors surface lors d’une vente aux enchères à Genève où il a été vendu pour 6 487 945 de dollars (soit 5 951 716 euros) au Président de Black, Starr & Frost : Alfredo Molina. Ce dernier le conserva près de 19 ans avant de le revendre de nouveau à Genève en novembre 2012. Après retaille, ce nouveau diamant de 76,02 carats a été adjugé à 21 506 914dollars (soit 19 729 368 euros).

diamant archiduc joseph auguste

Le Beau Sancy

Ce diamant de plus de 400 ans a été découvert et exploité en Inde et pesait 34,98 carats. Il a été façonné par un maître tailleur et était donc d’une symétrie tout à fait honorable pour l’époque. Ce diamant est apparu publiquement en 1604 après avoir été acheté par le Roi Henri IV de France pour l’offrir à sa femme, Marie de Médicis. Mais à la mort du Roi, 6 ans plus tard, ce diamant rejoint la collection de Nicolas Harlai, seigneur de Sancy, qui donna alors son nom à la pierre : le Beau Sancy. Après la mort de Harlai en 1927, le Beau Sancy fut acquis par le Prince de la Maison d’Orange qui le transmit par la suite à son petit-fils, le Roi Frédéric Ier de Prusse. Ainsi, le Beau Sancy est venu orner la Couronne de Joyaux de la Dynastie des Hohenzollern jusqu’à la veille de la Première Guerre Mondiale. En effet, le Diamant fut alors serti sur un grand collier aux côtés de 22 autres petits diamants de taille brillant. Ce n’est qu’en 1973 qu’il fut serti en tant que pendentif et devint la propriété de la Maison Royale de Prusse à Bretmen en Allemagne jusqu’en 2012. Le 15 mai 2012, il fut en effet vendu lors d’une vente aux enchères de Sotheby à Genève à un anonyme pour la modique somme de 9 676 188 dollars (8 862 904 euros).

diamant beau sancy

Le Vert de Dresde

Ce diamant vert pomme de 41 carats de taille poire fut l’objet d’un journal de Londres écrit en 1722. Ainsi, selon ce journal, le diamant a été découvert dans la région Golconde, en Inde et fut conseillé par un diamantaire de Londres, Marcus Moses, au Roi George I. Mais ce dernier a refusé de l’acheter et le Diamant Vert de Dresde est alors devenu la propriété du Roi Frédéric Auguste II de Pologne en 1741. Dès lors, le Vert de Dresde devint l’insigne de l’Ordre de la Toison d’Or aux côtés du Diamant Saxon Blanc de 49 carats. 4 ans plus tard, en 1768, le Vert de Dresde fut séparé de l’insigne et sertie sur un ornement de chapeau aux côtés de centaines d’autres petits diamants. Il est depuis 200 ans exposé à l’Albertinium Museum à Dresde en Allemagne.

diamant vert de dresde

Le Diamant de l’Empereur Maximilien

La Maison Autrichienne de Hapsburg a toujours eu un goût prononcé pour les gros diamants. Ainsi, l’Archiduc Ferdinand Maximilien était le propriétaire de deux pierres achetées lors d’une expédition botanique en 1860 au Brésil. La plus grande des deux, d’un poids de 41,94 carats, a ainsi été nommée comme étant le Diamant de l’Empereur Maximilien. Egalement attiré par le pouvoir, l’Empereur Maximilien a accepté la proposition de l’Empereur Napoléon de France de prendre le contrôle du territoire mexicain. Mais les mexicains n’étaient pas de cet avis et ont de nombreuses fois tenté de l’exécuter. Le Diamant de l’Empereur Maximilien a pourtant survécu et fut acheté en 1919 par Ferdinand Hotz, un revendeur de joyaux à Chicago. Lors de sa mort en 1946, le diamant fut alors vendu à New York puis de nouveau vendu en 1982 lors d’une vente aux enchères de Christie à Laurence Graff, diamantaire à Londres, pour une somme de 726 000 dollars (soit 665 052 euros). Ce dernier le vendit par la suite à Imelda Marcos des Philippines. Ce diamant de couleur I et de pureté VS1 a de nouveau été vendu et fut retaillé dans les années 1990 à 39,55 carats. Il fut finalement représenté le 22 avril 2010 lors d’une vente aux enchères de Christie à New York, pour un prix de 1 762 500 dollars (1 614 538 euros).

diamant empereur maximilien

Le Diamant de l’Espoir

Ce diamant de 45,52 carats est sans doute l’un des diamants les plus célèbres et connaît un succès tel que chaque année, des millions de visiteurs font le déplacement pour venir l’admirer au Musée National d’Histoire Naturelle de la Smithsonian Insitution à Washington. Son histoire est étroitement liée à la malédiction des trois D qui se transmet lors de la vente aux enchères de tels diamants : Death, Debt, Divorce. Le Diamant de l’Espoir causerait ainsi deux des trois « D » qui sont la mort et la dette. Ce diamant bleu en forme de poire triangulaire a été découvert dans la région Golconde, en Inde et vendu par Jean-Baptiste Tavernier, un voyageur français et célèbre revendeur de joyaux en 1600. Ce diamant fut par la suite nommé le Bleu Français ou le Bleu Tavernier et pesait alors 112 carats. Il fut acquis par la couronne française en 1678 et retaillé sous les ordres de Louis XIV, formant ainsi un nouveau diamant de 67,12 carats. La Révolution Française éclata et envoya ce diamant dans l’oubli. Il refit alors surface en 1830 lorsqu’il fut acheté par Henry Philip Hope à Londres. Il fut ensuite vendu par Lord Francis Hope, le descendant de Henry Philip Hope, en 1906 pour combler une partie de ses dettes. Après être passé de main en main, le diamant fut alors acheté par Pierre Cartier qui le vendit aux McLean de Washington en 1911. Après la mort de Madame McLean en 1947, la pierre fut achetée avec le reste de la collection de ses bijoux par Harry Winston qui exposa le Diamant de l’Espoir lors de plusieurs événements de charité. Ce n’est qu’en 1958 qu’il décide de faire don de ce diamant à la Smithsonian Institution de Washington, où il est exposé depuis.

diamant espoir

Le Koh-I-Noor

Ce diamant a parcouru une route longue et sinueuse depuis 1304 lorsqu’il a été placé dans les mains du Sultan de Delhi. Il fut ensuite dérobé tel un butin de guerre par le Rajah de Gwalior qui fut lui-même battu en 1526 par Babur, le premier Empereur Moghol. La pierre doit alors son nom à l’Empereur Perse Nadir Shah qui en 1739 s’exclama « Koh-I-Noor » en admirant ce diamant, ce qui signifie « Montagne de Lumière ». Mais la Perse dû ensuite faire face à la conquête du Pendjab par les britanniques qui s’emparèrent du diamant et le remirent à la Reine Victoria en 1850. A cette époque, ce diamant pèse alors 186,1 carats. Malgré son poids impressionnant, le diamant manquait cruellement d’éclat ce qui n’a pas échappé à la Reine. Le diamant fit alors confié au joaillier de la couronne, Garrard & Co qui le fit retailler par des tailleurs d’Amsterdam. Sa retaille a pris 38 jours et a donné naissance à un nouveau diamant de taille ovale d’un poids de 105,60 carats et présentant 66 facettes soit 8 de plus qui ont été placées sur le pavillon. Aujourd’hui, le diamant peut être admiré dans la Tour de Londres puisqu’il constitue la pièce maîtresse de la couronne de la Reine Mère.

diamant koh i noor et couronne reine d'angleterre

Le Diamant Princie

Ce diamant fantaisie d’un rose intense et de 36,65 carats a été découvert dans les mines de Golconde en Inde il y a plus de 300 ans et fut la possession de la famille royale d’Hyderabad depuis des siècles. C’est en 1960 que ce diamant de taille coussin est acheté par Van Cleef & Arpels lors d’une vente aux enchères de Sotheby pour 128 000 dollars. La pierre fut dévoilée au grand public à la boutique de Van Cleef & Arpels à Paris lors de la venue de Maharani de Baroda, une fine connaisseuse en joaillerie. C’est Pierre Arpels qui baptisa le diamant « Princie » en l’honneur du surnom donné au fils de 14 ans de Maharani. Ce diamant est finalement vendu lors d’une vente aux enchères de Christie le 16 avril 2013 pour la somme de 39 323 750 dollars (soit 35 987 130 euros) et doit ce prix onéreux à sa fluorescence tirant sur le rouge orangé.

diamant rose princie

Le Diamant Régent

Malgré son nom élégant, ce diamant a fait l’objet d’une histoire tourmentée. D’un poids de 410 carats, le diamant brut a été extrait le long de la rivière Kistna en Inde en 1701. Il aurait été secrètement gardé par la personne l’ayant trouvé et qui l’aurait caché dans les bandages d’une blessure à la jambe auto-infligée. Cette personne aurait ensuite négocié son passage à bord d’un bateau en confiant la pierre au capitaine qui la vendit à un marchand de diamants indien nommé Jamchund pour la somme de 5 000 dollars (soit 4 580 euros). Ce marchand s’est empressé de revendre ce diamant au Gouverneur Thomas Pitt, un Britannique installé en Inde, pour la somme de 100 000 dollars (soit 91 565 euros). Le diamant fit ensuite taillé en un diamant de taille coussin et pesant 140,50 carats. Cette nouvelle taille apporte à la pierre une valeur certaine qui lui vaut d’être vendue pour 650 000 dollars (soit 595 303 euros) au Duc d’Orléans Philippe II, aussi connu comme le Régent de France. Mais avec la Révolution Française, le diamant tombe dans l’oubli et ne réapparaît qu’à la fin du XVIIIème siècle pour financer les croisades de Napoléon. Le Régent a fait partie des joyaux de la Couronne de France et est aujourd’hui exposé au Musée du Louvre à Paris.

diamant regent et couronne de france

Le Diamant Tiffany

Ce diamant d’un jaune canari pèse 128,51 carats et est l’un des plus célèbres du monde. Son succès est dû en grande partie à son association avec l’un des bijoutiers/joailliers les plus connus dans le monde et à sa mise en vitrine presque continue dans la boutique de la 5ème Avenue à New York. Son histoire quant à elle n’est pas à la hauteur de son immense succès puisque le diamant brut de 287,42 carats a été découvert en 1877 dans les mines de diamants d’Afrique du Sud et probablement dans la mine de Kimberley, réputée pour produire des pierres d’un jaune intense. C’est en 1879 que Charles Tiffany achète la pierre et la fait retailler par George F.Kunz. Ce jeune gemmologue de 23 ans fait de cette pierre un nouveau diamant de taille coussin à 90 facettes pour améliorer sa couleur jaune. Au cours du XXème siècle, ce diamant fut parfois placé sur une broche créée par Jean Schlumberger et appelée « Bird on a rock ».

diamant tiffany et broche oiseau

Le Wittelsbach

Ce diamant bleu de 35,56 carats a probablement été découvert et extrait de Golconde, en Inde et vendu par Jean-Baptiste Tavernier, le plus célèbre voyageur et revendeur français de pierres précieuses du XVIIème siècle. En 1664, le Roi Philippe IV d’Espagne offre à sa fille ce diamant suite à son engagement avec Léopold Ier d’Autriche. Ce diamant fut nommé Wittelsbach lorsqu’il fit partie d’une dot à Munich, la Maison des Wittelsbach. Il fit partie de la couronne royale bavaroise en 1806 où il est resté jusqu’à la fin de la Première Guerre Mondiale. En effet, la Bavière est alors devenue un Etat libre et une fondation privée a alors mis la main sur la propriété des Wittelsbach, dont le diamant. Le Wittelsbach a brièvement été présenté en public en 1931 lorsque les joyaux de la couronne bavaroise ont été présentés lors d’une vente aux enchères. Malheureusement le diamant bleu n’a pas connu un réel succès malgré la baisse de son prix initial. Il fit finalement vendu 30 ans plus tard à un collectionneur allemand qui le garda précieusement jusqu’au 10 décembre 2008 où la pierre fut présentée lors d’une vente aux enchères de Christie à Londres. Le Wittelsbach fut alors acheté par le célèbre diamantaire Laurence Graff pour la somme de 24 311 390 dollars (soit 22 311 778 euros) qui rebaptisa le diamant : Wittelsbach-Graff. Le diamantaire, malgré les controverses, décida de faire retailler le diamant bleu pour pallier ses défauts physiques accentués avec le temps et en fit un nouveau diamant de 31,06 carats.

diamant wittelsbach-graff

Voici maintenant une suite de diamants récemment découverts qui font concurrence de manière relative aux diamants précédemment cités.

Le Blue Moon

Diamant de forme coussin d’un bleu intense, il pèse 12 carats et est depuis le 12 septembre 2014 exposé au Musée d’Histoire Naturelle de Los Angeles. Suite à sa découverte en janvier 2014, il a été taillé pendant près de six mois par la société privée Cora International qui le mettra en vente dès janvier 2015.

blue moon diamant

Le Millennium Star

Diamant de forme poire, il a été découvert en 1990 en République Démocratique du Congo. Avec ses 203,04 carats il est l’un des plus célèbres diamants de la marque De Beers.

diamant millennium star

L’Argyle Phoenix

Ce diamant de 1,56 carat et de forme ronde a été découvert en Australie et a été récemment vendu au prix de 2 millions de dollars.

diamant argyle phoenix

Le Burton-Taylor

Ce diamant blanc en forme de poire a été offert à Elizabeth Taylor par son mari Richard Burton en 1969, qu’il a racheté à Cartier. Elizabeth Taylor le porta notamment lors de la 42ème cérémonie des Oscars en 1970.

diamant et collier burton taylor

Le Black Orlov

Ce diamant noir de 67,5 carats a été découvert en Inde et vendu en 1990 à Sotheby’s. Il serait maudit et aurait été coupé en 3 morceaux pour rompre cette malédiction.

diamant noir black orlov

L’Evolution de la Taille d’un Diamant

1966 : Une date clef dans l’évolution des techniques de taille

Si vous possédez un diamant dont vous avez hérité, autrement dit une pierre de famille, il est fort probable que ce diamant présente une taille ancienne. En effet, les techniques et le processus de taille d’un diamant ont évolué avec le temps et se sont modernisés, notamment depuis 1966. Cette année a été marquée par le passage de la taille ancienne à la taille moderne d’un diamant, spécifiée et normée par le lapidaire Tillander. Un lapidaire désigne une technique ou un métier qui se réfère à la taille des pierres, précieuses ou non.

ancien diamant sur bague

Du Moyen-âge au XXe siècle, des usages bien différents

Mais il n’en a pas toujours été ainsi. Au Moyen-âge, les diamants étaient considérés comme des pierres précieuses munies de pouvoirs magiques. Ils n’étaient donc pas ou très peu taillés, uniquement dans le but de conserver le caractère exceptionnel de la pierre. Ces diamants n’étaient donc pas façonnés mais seulement « aplanis » pour lisser les côtés irréguliers des diamants qui seront ensuite clivés. Dès le XVIIème siècle, les lapidaires donnent naissance aux tailles fantaisies : coussin et marquise notamment, très appréciée de la Cour. Ce n’est qu’au début du XXème siècle et précisément en 1919 qu’apparaît la première taille ronde à 58 facettes d’un diamant, réalisée par Tolkowsky.

diamant et bague du moyen age

Taille ancienne, taille moderne : les différences

La principale différence entre la taille ancienne et la taille moderne réside dans les proportions et l’éclat des diamants. En effet, les techniques ayant évolué, les diamants de taille moderne seront presque parfaits au niveau des proportions et des facettes, ce qui les rendront davantage étincelants que les diamants de taille ancienne dont les finissions étaient plus approximatives.

Devez-vous alors faire retailler une pierre de famille ? Il est avant tout conseillé de la faire évaluer et expertiser par un diamantaire expert afin d’en déterminer la valeur et d’établir un certificat attestant de ses caractéristiques. Il est déconseillé de retailler un diamant de taille ancienne entièrement puisqu’il perdrait en poids et donc en valeur. En revanche, il est possible d’en améliorer l’éclat notamment par la retaille des facettes et par la correction des imperfections de la pierre ayant été portée et donc d’une certaine manière usée par le temps.

diamant moderne sur bague

Enfin, il est également possible de dessertir le diamant de taille ancienne s’il fait parti d’un bijou dans le but de revendre la pierre ou bien de moderniser le bijou de famille en question par le sertissage de nouvelles pierres précieuses telles que les rubis ou les saphirs qui viendraient améliorer la couleur de votre diamant, le rendant plus blanc. En revanche il est fortement déconseillé de sertir des diamants de taille moderne aux côtés de votre diamant de taille ancienne qui paraîtrait alors grossier et peu brillant.

Si nous avons pu répondre à vos interrogations et que vous souhaitez des conseils plus précis n’hésitez pas à venir rencontrer nos diamantaires et gemmologues experts qui vous guideront lors de l’expertise ou de la retaille de votre diamant.

L’origine des couleurs du diamant

Une émotion, un diamant, une couleur

Tout d’abord il faut savoir que les couleurs que l’œil humain perçoit sont dues à l’absorption et à la réflexion des longueurs d’ondes (propres à chaque couleur de l’arc-en-ciel) par un objet en question.

plusieurs diamants de couleur

L’arc-en-ciel se reflète dans le diamant

Intéressons nous au diamant. Si un diamant dit blanc est incolore c’est qu’il est uniquement composé de carbone, qu’il n’absorbe aucune longueur d’onde et qu’il réfléchit toutes les longueurs d’ondes sans exception. Contrairement aux diamants incolores, les diamants de couleurs absorbent l’intégralité des longueurs d’ondes (et donc des couleurs) de l’arc-en-ciel et n’en réfléchissent qu’une seule correspondant à une couleur. Ainsi, si un diamant de couleur absorbe l’intégralité des longueurs d’ondes et ne réfléchit que la longueur d’onde bleue, alors le diamant sera teinté de bleu.

diamant bleu en forme de coeur

A chaque type d’inclusion correspond une coloration

Les impuretés (ou inclusions) jouent également sur la couleur ou la teinte du diamant. En effet, des gaz et des composants chimiques absents dans les diamants incolores peuvent influencer la couleur des diamants de couleur tels que le bore, responsable de la couleur bleue, ou l’azote, responsable de la couleur jaune. De ce fait, la couleur des diamants est déterminée essentiellement lors de leur formation et de leur cristallisation qui diffèrent d’un diamant à l’autre.

diamant jaune carré

Si les inclusions influent sur la couleur des diamants, d’autres phénomènes peuvent en être la cause. Ainsi, l’irradiation naturelle, qui s’explique par la présence d’éléments radioactifs lors de la formation du diamant, suppose que d’autres particules différentes du carbone entrent en interaction avec la pierre précieuse et lui donnent une teinte particulière, comme pour le diamant vert.

diamant vert ovale

De même, la façon dont le diamant se cristallise peut influer sur sa couleur puisque des atomes d’hydrogène présents dans la pierre peuvent eux-mêmes être teintés et ainsi apporter des nuances violettes à la pierre.

diamant violet ovale

Le processus de « graining »

Enfin, il existe une spécificité pour les diamants roses et bruns. La formation de ces diamants est issue du processus de « graining » dont les tensions présentes lors de la cristallisation de la pierre lui donnent une teinte allant du rose au brun.
C’est d’ailleurs pour ces raisons que lors de la taille de ces diamants de couleur, les tailleurs privilégient les « côtés » teintés de la pierre brute pour en accentuer l’éclat et par conséquent la valeur de la pierre. En effet, un diamant de couleur pure, ne présentant aucune autre couleur secondaire, est extrêmement rare. La plupart des diamants de couleurs comprend cette teinte secondaire qui influe alors sur la valeur et le prix de la pierre.

diamants rose et brun

Alors n’hésitez plus, venez choisir votre diamant chez Diamant Gems, qui vous en fera voir de toutes les couleurs !

Les diamants synthétiques

lot de diamants synthétiques

Les Diamants Synthétiques, une menace pour les Diamants Naturels ?

Depuis quelques temps déjà les diamants synthétiques suscitent une étrange polémique, voire une certaine panique. Depuis leur première apparition dans les années 1950 ils n’ont été produits que pour des raisons industrielles et ne sont donc pas destinés à être taillés. Mais cette théorie est aujourd’hui remise en cause. Car si en 2013 la part des diamants synthétiques ne représentait que 500 millions de dollars sur le marché des diamants taillés, aujourd’hui elle s’établit à près d’un milliard de dollars.

Depuis mi-octobre 2013, le siège de l’IGI à Anvers confirme que les 17 laboratoires de la firme reçoivent chaque jour des petits lots de diamants de moins de 0.05 carats dans le but de déterminer s’ils sont naturels ou synthétiques ou un mélange des deux. Il est plus facile de se prononcer sur des diamants pesant au minimum 0.30 carats car la plupart présente déjà un certificat où il est écrit noir sur blanc leurs caractéristiques. Mais depuis cette situation complexe, les grands laboratoires tels que l’IGI, le GIA ou encore le HRD ont pris l’habitude de vérifier la nature des diamants destinés à être analysés. Ces laboratoires ont en effet le matériel nécessaire et adéquat à l’analyse des diamants de 0.05 carats et plus. En revanche, toute analyse d’un diamant de moins de 0.05 carats devient extrêmement complexe. Toutefois le porte-parole de l’IGI précise que ces analyses sont essentielles pour garantir la sécurité et la crédibilité du marché diamantaire, il précise « qu’il vaut mieux prévenir que guérir ».

gros plan sur un diamant synthétique

Actuellement plusieurs questions se posent : si la production de diamants synthétiques destinés à être taillés est encadrée et contrôlée, qu’en est-il des autres diamants synthétiques fabriqués et mêlés à d’autres lots de diamants naturels ? Notamment les diamants dont le poids est compris entre 0.02 carats et 0.07 carats. Qui les fabrique, les taille, les place sur le marché du diamant taillé ? Toutes ces questions sans réponses claires et précises montrent bien qu’il faut s’assurer à chaque achat et/ou investissement dans le diamant de sa provenance, de sa nature et de ces caractéristiques.

Une expertise certifiée

C’est pourquoi, Diamant Gems, diamantaire expert s’attache à vous proposer des pierres de 0.30 carats et plus, toutes certifiées IGI, GIA ou HRD, les seuls laboratoires réputés et reconnus mondialement.

De même, si vous souhaitez connaître la nature et les caractéristiques de votre diamant, vous pouvez apporter votre pierre et la faire expertiser par nos gemmologues qui détermineront avec vous la valeur de votre pierre. En effet, il est essentiel de contrôler la pierre sous tous les angles et notamment les inclusions qu’elle peut présenter. Car un diamant naturel ne présentera pas les mêmes caractéristiques qu’un diamant synthétique. Ainsi ce dernier peut avoir des inclusions métalliques ou de la phosphorescence ce qu’un diamant naturel n’a pas. Il convient donc d’établir une déclaration écrite pour les pierres de moins de 0.30 carats et un certificat pour les diamants de plus de 0.30 carats auprès de professionnels du marché diamantaire.

Les diamants oranges

Les diamants : oranges, pêches ou mandarines ?

Pour faire suite à notre article sur les diamants roses intitulé : Pink Lady for the Valentine’s Day, voici maintenant un article sur les diamants de couleur orangée.

Comme les diamants roses, les diamants oranges deviennent de plus en plus populaires mais trouver un diamant orange de couleur pur, sans présenter aucune influence de couleur secondaire, relève du défi. Ce type de diamant est extrêmement rare puisque pratiquement tous les diamants oranges possèdent des influences de couleur secondaire, affectant ainsi positivement ou négativement l’apparence et le prix de la pierre.

une gamme de couleur pour le diamant orange

Des teintes jaunes et brunes

Comme pour les diamants roses, nous nous appuierons sur les logiciels sophistiqués du GemePrice, qui regroupent une base de données des diamants de couleur fantaisie régulièrement mise à jour, pour comprendre l’impact des teintes secondaires sur la valeur des diamants oranges. Ainsi, comparés à un diamant orange pur, les diamants qui présentent des teintes de jaune et de brun auront moins de valeur car ce sont des couleurs moins attrayantes sur le marché du diamant de couleur.

Une légère coloration brune peut réduire le prix d’un diamant de 30%. Si la teinte de brun est trop élevée, le prix de ce diamant peut encore diminuer de 50 à 60%. De même, une teinte de jaune peut affecter négativement la valeur d’un diamant. Ainsi, les diamants oranges légèrement colorés de jaune peuvent voir leur valeur diminuer de 20 à 30%. S’ils présentent une trop forte teinte de jaune, la valeur peut encore diminuer de 30 à 40%.

des diamants oranges aux teintes jaunes et brunes

Des nuances de rose

En revanche, une teinte de rose dans les diamants oranges peut considérablement augmenter leur valeur puisque les diamants roses eux-mêmes sont d’une qualité rare. De ce fait, les diamants oranges qui présentent une légère teinte rose ont une valeur alignée sur celle des diamants oranges purs. Par ailleurs, si les diamants présentent une teinte rose plus prononcée, alors la valeur de ces derniers peut augmenter de 10 à 30%.

des lègères teintes de rose dans un diamant orange

Néanmoins, il ne faut pas oublier que d’autres paramètres sont à prendre en compte lors de l’expertise du diamant orange. L’intensité de la couleur mais aussi la demande sur le marché des diamants de couleur ainsi que la disponibilité des pierres jouent un rôle primordial.

Les Accords entre IDE et ALROSA

Un événement mondialement reconnu

Lors de la Semaine Internationale du Diamant qui s’est déroulée au Diamond Exchange d’Israël (IDE), a eu lieu la plus importante négociation de ces dernières années. En effet, cet événement qui s’est tenu en février dernier, a été organisé en collaboration avec le Club des Diamantaires de New York ainsi que la Bourse du Diamant d’Anvers.

Le Président du Comité de l’Organisation de la Semaine Internationale du Diamant, Moti Fluck, a indiqué que cet événement a mobilisé près de 400 acheteurs de 24 pays différents dont la Turquie qui, malgré les tensions politiques qui règnent avec Israël, a été représentée par les responsables de la fabrication et de l’exportation de bijoux issus de l’industrie turque.

Tous les diamantaires d’Israël ainsi que les diamantaires des autres pays s’accordent sur le fait que cet événement a renforcé les liens internationaux entre les commerçants, ce qui aidera à la réalisation de ventes importantes dans les années à venir. Ce fut notamment le cas pour Ashwin Lodha, représentant de l’hôtel des ventes de Tokyo au Japon, qui a vendu une grande quantité de ses produits dont les tailles allaient de 0,10 carats à 10 carats. Il rapporte notamment que « en tant que première fois en Israël, cet événement a été l’occasion d’établir des liens importants avec diverses entreprises israéliennes ». Ainsi, il prévoit de débuter des ventes aux enchères en partenariat avec Israël.

l'israel diamond center

Les Accords avec ALROSA

Pour Shmuel Schnitzer, le président du Diamond Exchange d’Israël (IDE), le clou de cet événement a été la signature d’un « Protocole d’Entente », (Memorandum of Understanding ) entre l’IDE et l’ALROSA, le géant minier russe du diamant qui produit à lui seul plus d’un quart des diamants dits de qualité « gemme » à travers le monde. L’importance de cet accord est telle que ce Protocole d’Entente a été signé à la Résidence Présidentielle du Président Israélien Reuven Rivlin.

Selon Schnitzer, « le principal objectif de cet accord est de renforcer l’industrie manufacturière d’Israël contribuant en parallèle à l’accroissement de l’offre des diamants bruts ».

Pour ALROSA il s’agit essentiellement d’avoir un droit d’accès aux échanges d’informations, aux expertises sur l’identification de nouveaux diamants et leur classement, ainsi qu’aux techniques de coupe et de polissage en cours de développement en Israël. En effet, Israël est reconnu mondialement pour ses techniques high-tech qui lui permettent de maintenir une compétitivité internationale. C’est pourquoi de nouvelles méthodes de tri de diamants ont été élaborées, permettant de détecter l’origine de ces derniers afin d’identifier les diamants synthétiques et les diamants traités.

alrosa

Le Diamant et la Technologie

Cette Semaine Internationale du Diamant a également été l’occasion pour les visiteurs de découvrir les dernières technologies mises au point en matière de pierres précieuses. Une exposition DiamTech permettait alors de tester les dernières évolutions technologiques ainsi que des logiciels sophistiqués. Plusieurs entreprises ont pu présenter leurs avancées dont la société israélienne Shirtal DiaCam Ltd. qui a démontré son scanner permettant d’avoir des images et vidéos de haute qualité à 360 degrés pour la vente en ligne de diamants. La société Segoma Imaging Technologies, dont le centre de recherche et de développement se trouve en Israël, a démontré de son côté, son dernier système de photographie 3D relié à sa plate-forme de e-commerce pour faciliter les ventes internationales de diamants.

Les Diamants « améliorés »

Parmi les diamantaires israéliens présents à la Semaine Internationale du Diamant, Doron Kenig, qui appartient à la société David Lavy, s’est démarqué par sa spécialisation dans les techniques d’amélioration de la clarté et de la couleur des diamants. Selon lui, « si cette technique est connue aux États-Unis sous le nom de Yehuda, aujourd’hui, le plus éminent laboratoire de traitement au monde se situe ici, en Israël ».
Il précise que l’amélioration de la couleur et de la clarté d’une pierre suppose une haute pression et une haute température, appelée la technique HPHT qui permet de finir ce que la nature a commencé. Il est alors possible de produire des diamants fantaisie dans les palettes de couleurs les plus populaires. Evidemment, ces diamants ne valent qu’une infime partie de la valeur des diamants de couleur naturelle mais ils présentent toutefois une certification reconnue par le Gemological Institute of America (GIA), le laboratoire de gemmologie américain mondialement reconnu.

Néanmoins cette technique HPHT, qui ne remet pas en cause le côté naturel des diamants, suscite une certaine controverse dans l’industrie du diamant puisque ces diamants « améliorés » peuvent être confondus avec les diamants synthétiques. Car si les diamants synthétiques sont boycottés sur le marché diamantaire, les pierres dites « nettoyées » selon la technique HPHT sont beaucoup plus acceptées.

schéma du procédé hpht