Archives mensuelles : mai 2015

Le cours de l’Or et du Diamant

Lingot d’Or ou Pierre précieuse ?

Le cours de l’or subit une baisse certaine depuis 2013. La principale cause de cette chute du cours de l’or est essentiellement due à la situation économique Américaine qui tend à s’améliorer ces derniers temps. En effet, depuis la timide reprise Américaine, l’once d’or perd de sa popularité et connaît une baisse d’un tiers de sa valeur durant l’année 2013.

Mais comment est fixée la valeur de l’or ?

L’étalon or, système monétaire, détermine une unité de compte correspondant à un poids d’or fixe. Ainsi, le dollar est la seule monnaie indexée sur l’or depuis les Accords de Bretton Woods de 1944. Les autres monnaies sont quant à elles indexées sur le dollar. De ce fait, l’or est une valeur refuge très volatile. Investir dans l’or relève d’une réelle stratégie à définir sur le long terme pour compenser des placements spéculatifs. C’est ce qu’a montré la crise des Subprimes partie en 2007 des Etats-Unis et qui s’est étendue à l’Europe puis au monde dès 2008. Cette conjoncture internationale a marqué les esprits et a fait prendre conscience à bon nombre d’entre nous qu’en cas de crise il est essentiel d’avoir une assurance de protection de ses biens et de son patrimoine. Si l’or a longtemps été considérée comme telle, à ce jour la majorité des investisseurs reste prudente.

pile de lingots d'or

Le diamant d’investissement

Néanmoins, le diamant d’investissement pourrait être une réelle alternative pour les investisseurs. En effet, s’il est actuellement un produit d’épargne peu connu, il n’en reste pas moins un bon moyen de diversifier ses produits d’investissement et d’ainsi en assurer la sécurité. Investir dans un diamant de qualité, d’une couleur proche de D, d’une taille excellente et présentant peu de fluorescence assure à l’investisseur d’en tirer un prix proche de 20 000 euros, quel que soit le moment. Car contrairement à l’or, le cours du diamant est fixé par un indice Rapaport qui établit une moyenne des prix pratiqués dans les Bourses du Diamant et détermine ainsi le prix du diamant en dollar hors taxe.

diamants d'investissment

Si l’or connaît un effondrement de son cours depuis 2013, le diamant voit son cours augmenter de 10 à 15% ces dernières années et devrait continuer dans cette voie puisqu’actuellement la demande est deux fois plus importante que l’offre. Ce phénomène est également dû à l’absence de découverte de nouvelles mines de diamants et à l’épuisement des mines déjà existantes. Si depuis la crise, les États-Unis ont réduit leur consommation de diamants, la Chine et l’Inde se font petit à petit une place certaine sur le marché diamantaire mondial.

Les Diamants du Zimbabwe

Les diamants du Zimbabwe : un marché régit par le Processus de Kimberley

Pour faire suite à notre article sur les diamants de sang, nous allons nous intéresser au Zimbabwe, ce pays qui a été marqué par le Processus de Kimberley durant deux ans. En effet, les diamants bruts extraits des deux principaux gisements de Marange situés dans l’Est du pays sont depuis fin 2011 admis sur le marché légal du diamant brut par le Processus de Kimberley. Il n’en a pas toujours été ainsi puisqu’au début des années 2000, et plus précisément en 2008, ces mines ont été envahies et monopolisées par l’armée zimbabwéenne qui participait activement au trafic de diamants bruts et d’armes, massacrant les populations civiles et les forçant à travailler dans les mines. Cette violation des droits de l’homme a longtemps été dénoncée par de nombreuses organisations internationales qui ont joué un rôle majeur lors de l’adoption du Processus de Kimberley dans ce pays.

mineur dans mine de diamants du zimbabwe

Une libre circulation des diamants qui suscite la controverse

La récente libre circulation de ces diamants bruts issus des gisements de Marange suscite donc une polémique internationale. Si la Chine et l’Inde ont accordé leur soutien au Zimbabwe, il n’en a pas été de même pour les États-Unis et l’Union Européenne. En effet, ces deux puissances mondiales restent vigilantes quant au contrôle du marché des diamants bruts issus des mines de Marange par le Zimbabwe. Même si elles ne s’opposent pas directement à ce nouvel accord de la levée du Processus de Kimberley pour ce pays, elles tiennent à insister sur les obligations du Zimbabwe à mettre en place un réel système de contrôle de ces diamants permettant d’assurer leur commercialisation dans le monde.

Vers une régulation du trafic des diamants bruts

Le Zimbabwe a montré sa volonté de répondre aux exigences internationales en donnant lieu l’année suivante, en 2012, à une conférence internationale à Victoria Falls, dans le Nord-Ouest du pays. Cette conférence a eu pour principal objectif de redorer l’image du pays mais aussi d’attirer de nombreux investisseurs. Néanmoins, les quelques 300 délégués internationaux conviés à cette conférence, dont le Président du Processus de Kimberley, Gillian Milovanovic, se sont accordés à dire que le but de cette mobilisation internationale était avant tout de mettre en vigueur une loi obligeant les compagnies minières à rendre leurs résultats d’achats et de ventes de diamants bruts publics et ainsi assurer une transparence des informations.

Car si le Processus de Kimberley a été levé pour le Zimbabwe, le marché du diamant brut reste préoccupant dans la mesure où certains représentants du pays bénéficient encore de revenus inexpliqués et probablement liés au détournement des diamants issus des gisements de Marange. Ce fut en effet le cas du Président et dictateur Zimbabwéen depuis 1987, Robert Mugabe et de ses proches qui se sont enrichis au détriment des populations civiles qui ont été massacrées.

gigantesque diamant brut dans une mine

Une recherche d’investisseurs étrangers et une meilleure gestion des mines

C’est donc deux ans plus tard que s’est tenue la seconde Conférence du Diamant du Zimbabwe. Elle a été organisée par le Ministère des Mines et du Développement Minier du Zimbabwe et a eu lieu en novembre dernier à Harare, la capitale du pays. Cette conférence avait pour thème principal : l’investissement étranger et l’équipement d’exploration et d’exploitation minière, deux ressources dont a besoin le pays pour exploiter ses mines de diamants. A travers cette conférence, le pays a souhaité démontrer son progrès depuis la levée du Processus de Kimberley fin 2011, l’objectif étant de mobiliser les avantages financiers que peuvent apporter les investisseurs étrangers. Or, la corruption politique et la violation des droits de l’homme restent présentes dans les esprits, malgré le discours positif prononcé par le Président Mugabe : « Nous avons rationalisé le système d’octroi de licences concernant l’exploitation de diamants afin qu’il puisse bénéficier au gouvernement et au entreprises privées […] Nous avons surmonté certains des défis lancés par le Processus de Kimberley et nous devons dès à présent nous consacrer à l’industrie locale du diamant afin qu’elle puisse bénéficier à la population locale« .

mineurs au zimbabwe

Propos appuyés par le Ministre des Mines et du Développement Minier du Zimbabwe, Walter K. Chidhakwa, puisqu’il a déclaré que le secteur minier a été l’un des secteurs les plus dynamiques de l’économie du pays durant ces 5 dernières années. Le secrétaire permanent au Ministère des Mines et du Développement Minier du Zimbabwe, le Professeur Francis Gudyanga a ainsi rappelé que le but de cette conférence était de « trouver des stratégies pour la croissance et le développement durables de l’industrie locale du diamant et par conséquent l’ensemble du pays« .

Une coopération internationale bénéficiaire au développement du pays

Toutefois les avis restent partagés et certains participants n’ont pas hésité à rappeler le rôle du gouvernement et du président dans les massacres de centaines d’habitants. Selon eux, les investisseurs étrangers ne seront donc pas prêts à investir durablement et à grande échelle au Zimbabwe.

Néanmoins, le Président du Conseil Mondial du Diamant, Eli Izhakoff tente de nuancer ces propos en rappelant que l’objectif commun depuis la fin du Processus de Kimberley sur le pays en 2011 est de permettre au Zimbabwe de développer ses ressources diamantaires pour le bénéfice du pays et de ses citoyens sur le long terme. Mais il précise que le développement et la croissance du Zimbabwe ne peuvent se faire sans une coopération internationale.

chercheur de diamant

Les chaussures en or de Cristiano Ronaldo

CR7, des chaussures en or et un ballon d’or pour Ronaldo

Cristiano Ronaldo a été élu Ballon d’Or 2014. Quel est alors le rapport avec les diamants me direz-vous ? Et bien tout simplement parce que son équipementier Nike a voulu honorer ce troisième titre de Ballon d’Or en créant un modèle spécial de chaussures : les Mercurial CR7 Rare Gold Boots. Ces chaussures sont de couleurs « noire et or », et le logo CR7 (du surnom du joueur) est incrusté de micro-diamants directement insérés dans le tissu, ainsi que des crampons recouverts de fines pellicules d’or. Tel un réel bijou, Cristiano Ronaldo les a portées le 15 janvier 2015 lors de la rencontre entre le Real Madrid et l’Atletico de Madrid.

nike mercurial cr7 gold, ronaldo

Le marché Russo-indien du diamant

Le diamant, partie intégrante des relations Russo-Indiennes

La Conférence Mondiale du diamant qui a eu lieu à New Delhi début décembre 2014 a permis au Président Russe Vladimir Poutine et au Premier Ministre Indien Narendra Modi de débattre sérieusement sur le rôle du diamant entre ces deux puissances mondiales. En effet, le Président Poutine a rappelé l’importance du diamant dans les économies russe et indienne et a insisté sur les mesures à prendre pour étendre les liens commerciaux naissants entre ces deux pays.

Ainsi, le Premier Ministre Modi a insisté pour que la vente de diamants bruts, issus du premier producteur mondial qu’est la Russie, passe directement par différentes entreprises indiennes, expertes en diamants taillés, plutôt que par des réseaux intermédiaires tels qu’Anvers et Dubaï. Il espère ainsi rapatrier en Inde la plupart des entreprises indiennes présentes dans ces centres commerciaux et représenter une plus grande part sur le marché du diamant russe et par conséquent renforcer sa présence sur le marché diamantaire mondial.

diamants

Les diamants gris

Les Teintes de Couleur Secondaires, un Frein ou un Moteur à la Valeur des Diamants de Couleur

Après avoir rédigé un premier article sur les teintes de couleur secondaires des diamants roses, puis un second article sur les teintes de couleur secondaires des diamants orange, voici un nouvel article sur les teintes de couleur grises dans les diamants de couleur. On retrouve en effet ces nuances de couleurs dans tous les diamants fantaisie exceptés les diamants « Fancy Intense » et « Fancy Vivid ». Ces deux dernières catégories désignent en effet la teinte principale de la couleur d’un diamant et non les teintes secondaires présentes dans la pierre.

Un calcul précis

Pour étudier l’influence de ces teintes secondaires grises et grisâtres, appelées aussi les modérateurs, nous nous tournons de nouveau vers les logiciels sophistiqués de GemePrice qui regroupent une base de données des diamants de couleur fantaisie régulièrement mise à jour. Ces logiciels, à l’aide d’algorithmes, nous permettent alors de mieux comprendre comment les teintes secondaires des diamants peuvent influer de manière significative sur leur valeur et donc par conséquent sur leur prix.

50 nuances de Gray

Cette teinte secondaire grise à grisâtre peut se retrouver dans un panel de diamants de couleur assez élargi, allant des diamants jaunes-verdâtres aux diamants verts-jaunâtres, en passant par les diamants verts tirant sur le bleu voire le violet. Comme pour les autres teintes des diamants de couleur tirant sur le brun, la teinte grisâtre, si elle est assez intense, influera négativement sur la valeur du diamant. En effet, un diamant vert présentant à la fois des teintes de bleu (très rare et donc très onéreux) mais aussi des teintes grisâtres sera évalué sur la base d’un diamant vert-grisâtre, le bleu étant atténué par la nuance de gris. Ainsi, la valeur du diamant peut baisser de 20% pour les diamants jaunes à teintes secondaires grisâtres, et peut chuter de 50 à 65% pour les diamants verts et bleus à teintes secondaires grisâtres.

En revanche, si un diamant de couleur présente une teinte de gris assez homogène, la valeur du diamant peut croître de 20% pour les diamants jaunes et peut atteindre plus de 70% pour les diamants verts, bleus et violets.

Une teinte non négligeable

Les teintes secondaires grises à grisâtres influent donc de manière importante sur la couleur principale du diamant, puisque même si ce diamant possède une légère teinte de couleur recherchée sur le marché des diamants de couleur (telle que le vert, le bleu, le violet), la teinte grise ou grisâtre prendra le dessus aussi bien positivement que négativement en termes de valeur marchande de la pierre.
Néanmoins, il ne faut pas oublier que d’autres paramètres sont à prendre en compte lors de l’expertise du diamant gris. En effet, les prix du marché jouent un rôle primordial dans la fixation du prix des diamants de couleur et dépendent du cours de celui-ci.

nuances de gris des diamants

La Joaillerie Made In Internet

« Click & Collect », un mode de consommation en ligne qui gagne peu à peu le domaine de la bijouterie !

Le shopping désigne l’acte physique de sortir de chez soi et de se rendre dans un magasin pour y faire ses emplettes. Mais faire du shopping aujourd’hui c’est une combinaison complexe de différents types d’achat comprenant notamment la navigation en ligne, la comparaison en ligne des produits en magasins, les livraisons à domicile, etc.

En effet, la façon dont vous faites du shopping aujourd’hui a forcément évolué de votre processus d’achat d’il y a 20, 10 ou même 5 ans car l’évolution technologique croissante entraîne un changement de vos attentes et vos désirs qui tend à rendre l’acte de shopping de plus en plus personnalisé.

C’est pourquoi, aujourd’hui, la quasi totalité des grandes marques possédant des magasins ayant pignons sur rue, ont également un site internet. Mais il ne suffit pas d’être visible sur internet, le shopping en ligne se différencie du shopping en boutique, il faut donc adopter une stratégie particulière destinée à la bonne compréhension du consommateur dans le but de le rendre fidèle.
C’est ainsi que la méthode du « click and collect » s’est développée depuis plusieurs années et notamment au Royaume-Uni. Ce nouveau business model peut-il être appliqué dans le domaine de la haute joaillerie ?

« Click » en ligne et « collect » en bijouterie

Aujourd’hui il n’y a rien de plus simple que les achats en ligne. Vous recherchez votre produit, vous cliquez dessus et vous le placez automatiquement dans votre panier, vous renseignez vos coordonnées bancaires et vous n’avez plus qu’à attendre que vos produits vous soient livrés. En revanche, le temps de livraison reste encore un point discutable dans ce nouveau type de shopping puisque les délais sont parfois peu respectés et longs, surtout si l’on opte pour des sites en ligne low-cost. Ce problème ne se pose pas lorsque l’on se rend directement dans un magasin pour en ressortir instantanément avec les produits ou les vêtements que nous avons essayés.

Mais les sites de commerce en ligne ont trouvé la parade. Il est actuellement possible de commander des produits en ligne et de les récupérer moins de deux heures après dans un magasin physique près de chez soi. Cette méthode a séduit de nombreux consommateurs et commerçants dans tous les domaines et notamment les grands joailliers et les bijoutiers indépendants. C’est d’ailleurs le cas de Cartier et du magasin Selfridges qui ont mis en place depuis mi mai 2014 un service de vente en ligne sur lequel on retrouve la plupart des bijoux proposés par la marque. Ainsi, certains articles sont disponibles le jour-même de la commande lorsque cette dernière est passée avant 16h ce qui permet au client de bénéficier d’un service rapide et sûr sans se déplacer puis de récupérer en main propre et dans un magasin chic le bijou précédemment commandé et emballé dans son écrin rouge.

click and collect en bijouterie

Deux responsabilités distinctes

La méthode « click and collect » gagne donc du terrain et promet d’être incontournable d’ici quelques années. En revanche elle n’a pas les mêmes conséquences selon les domaines dans lesquels elle s’opère. En effet, si pour des produits du quotidien nous accordons plus d’importance au délai de livraison plutôt qu’au contrôle de celle-ci, pour des objets de plus grande valeur tels que les vêtements de marque ou les bijoux, nous aurions tendance à préférer une livraison plus fiable que rapide. Ainsi, si nous commandons en ligne un bijou diamant sur un site de haute joaillerie, mais que nous résidons en périphérie, il est impératif que les grandes marques s’associent avec de nouveaux points de vente afin de faciliter et d’assurer le « collect » des consommateurs. Toutefois, les grandes maisons de joaillerie doivent veiller à ce que le service en magasin soit respecté et tout autant performant qu’en boutiques de grandes enseignes. Il est donc impératif pour les joailliers de privilégier leurs points forts et de ne pas développer cette méthode d’achat en ligne s’ils ne peuvent pas en assurer la livraison. Ce sont bien deux types de shopping distincts qui supposent une stratégie marketing et de communication propre à chaque business model.

Une voie suivie par Diamant Gems

C’est pourquoi Diamant Gems a fait le choix de développer, en parallèle, sa propre plateforme en ligne permettant au consommateur de naviguer comme il l’entend parmi les diamants, émeraudes, rubis et saphirs, ou encore les bijoux que nous proposons tels que les bagues de fiançailles. Si son choix est arrêté, il lui est possible de réserver une pierre ou un bijou en ligne en envoyant à la société un chèque d’acompte de 30% de la valeur TTC du produit, qu’il règlera en intégralité une fois que nous lui aurons livré à domicile. De même, le client peut prendre rendez-vous avec nos gemmologues et diamantaires experts afin d’acquérir une pierre précieuse ou de lancer un bijou sur-mesure que nous pourrons également livrés dans nos locaux.
Enfin, Diamant Gems garantit un contrôle et une sécurité irréprochable afin de satisfaire au mieux une clientèle exigeante.

Les Diamants aussi prisés des Dragons

Hong Kong, la nouvelle place diamantaire

Malgré les changements dramatiques que provoque la crise économique à travers le monde, Hong Kong se démarque et voit son économie se renforcer depuis les années 1990.

En effet, cette ancienne colonie de la Couronne Britannique doit principalement son émergence aux différentes ventes aux enchères de bijoux précieux, et notamment les bijoux de jadéite, qui ont lieu depuis la fin du XXe siècle. La population ne cesse d’accroître sa richesse dans cette région qui s’étend jusqu’en Malaisie et qui a été prise d’assaut par les grandes maisons de ventes aux enchères telles que Sotheby’s et Christie’s qui étendent alors leur croissance géographique.

Ainsi, les ventes aux enchères voient leur réputation croître avec l’arrivée nouvelle de deux Tigres Asiatiques : Chin Yeow Quek et Vickie Sek qui ont alors propulsé Hong Kong au premier rang des ventes internationales de bijoux précieux. Ces deux dirigeants des deux grandes maisons de ventes aux enchères précédemment citées ont établi des records de ventes mondiaux, détrônant ainsi les résultats remarquables des ventes aux enchères de Genève, tenante du titre.

Cet article va donc s’intéresser à ces deux dirigeants et à leur parcours respectif tout en tentant de mieux comprendre le déroulement des ventes aux enchères.

Chin Yeow Quek

Quek a commencé son ascension fulgurante en 1987, lorsqu’il a été nommé à la tête des Bureaux de Sotheby’s de Singapour. Il n’avait alors que 29 ans. C’est en 1998 qu’il s’établit à Hong Kong puisqu’il devient le chef du Département Joaillerie de Sotheby’s dans cette région. A ce jour, il est le Vice-président du Département Asie de la Maison de ventes aux enchères et également le Président du service international de bijoux au sein du Département Asie de Sotheby’s. Il supervise ainsi le rôle du ministère dans les différents milieux d’enchères internationales et y a réalisé une vente record d’un collier de jadéite serti d’un diamant de couleur D de 118,28 carats.

Chin Yeow Quek

Le milieu des ventes aux enchères de bijoux précieux n’a aucun secret pour lui puisqu’il parle couramment quatre langues différentes : le mandarin, le cantonais et l’anglais, ainsi que le bahasa, la langue officielle en Indonésie. La maîtrise de ces 4 langues lui assure une place cruciale sur le marché asiatique des bijoux précieux.
Pourtant, Hong Kong était loin d’être le lieu de prédilection pour les ventes aux enchères de bijoux précieux. En effet, Sotheby’s y a été créée en 1973 et se concentrait initialement sur les bijoux de jadéite, pierre précieuse largement convoitée dans la région. C’est essentiellement les expositions et présentations d’œuvres d’art qui ont attiré les clients puisqu’ils restaient à regarder et à participer de temps en temps aux ventes aux enchères des bijoux de jadéite. L’achat de bijoux lors de ventes aux enchères était donc un concept relativement nouveau en Asie, ce qui explique que la population asiatique se trouvait généralement aux ventes aux enchères à Genève et à New York pour y trouver des diamants et des pierres de couleurs.

C’est pourquoi Sotheby’s a réalisé une vente aux enchères de type « occidental » en 1995 où elle a présenté un collier Harry Winston, marquant ainsi un tournant dans l’histoire des ventes aux enchères sur le marché asiatique. Les clients asiatiques ne se sont pas faits prier et ont participé volontiers à ce nouveau type de ventes aux enchères qui permettait de rompre avec le processus d’achat instantané des bijoux en boutiques, dont les prix restent fixes.

Ce succès est tel qu’aujourd’hui les ventes de bijoux précieux de Hong Kong représentent un tiers du marché total des ventes aux enchères de Sotheby’s, avec un engouement de plus en plus marqué pour les diamants blancs, les diamants fantaisies de couleur rose et les pierres de couleurs telles que les rubis et les saphirs.

vente aux enchères à Sotheby's

Vickie Sek

Sek, quant à elle, a commencé en 1977, en tant que trieuse de diamants dans un petit magasin de bijoux basé à Hong Kong. Cette expérience lui a permis de rejoindre moins de 20 ans plus tard la maison de ventes aux enchères Christie’s en 1994, en tant que spécialiste de bijoux diamants. Sous sa direction, Christie’s a réalisé de nombreux records lors de ventes aux enchères dont la vente d’un diamant de 101,27 carats en 2008.

Comme Quek, elle maîtrise plusieurs langues telles que l’anglais, le mandarin, le cantonais et le japonais. Sek possède aujourd’hui une renommée internationale marquant ainsi les commerces européen et américain.

Vickie Sek

La première vente aux enchères de Christie’s à Hong Kong a eu lieu en 1993 et Sek rappelle que pour les asiatiques, ce concept de ventes aux enchères de bijoux précieux était relativement nouveau. Mais ce côté novateur les a intrigué notamment lorsque les bijoux uniques occidentaux ont commencé à affluer au cœur même des ventes aux enchères. Ainsi, l’appétit des asiatiques pour les bijoux de collection, les diamants et les pierres précieuses uniques devient grandissant. Les ventes de bijoux ont de ce fait connu une croissance accélérée, passant de 2 millions de dollars à plus de 100 millions.

Le marché de ventes aux enchères de Hong Kong est donc promis à un bel avenir notamment avec l’essor du marché de la Chine Continentale de plus en plus tournée vers les produits de luxe et les objets de valeur qui représentent un nouvel investissement alternatif aux autres produits financiers.
Malgré le léger ralentissement de l’économie chinoise l’année passée, les ventes aux enchères de bijoux précieux sur le marché asiatique n’ont pas été impactées, Christie’s enregistrant alors des ventes records de 110 millions de dollars à l’automne 2013 et de 95 millions de dollars en novembre 2014.

vente aux enchères à Christie's

Pour conclure, nous préciserons que la rareté et la qualité supérieure des bijoux précieux présentés lors de ces ventes aux enchères de Sotheby’s et de Christie’s, continuent d’entretenir la portée internationale qu’elles suscitent.

Les Pays Producteurs de Diamants Bruts

Quels pays sont les plus importants producteurs de diamants bruts ?

La production mondiale de diamants bruts est essentiellement située sur le Continent Africain.
En effet, près de 60% de la production mondiale est issue des pays tels que le Botswana, l’Afrique du Sud, la République Démocratique du Congo, la Sierra Léone, l’Angola et le Zimbabwe.
Puis le reste de la production mondiale de diamants bruts se répartie entre les principaux pays qui sont la Russie (qui représente 20% de la production), l’Australie (qui représente 15% de la production) et enfin le Canada (qui représente 5%). Cette répartition de la production mondiale de diamants bruts est naturellement due à la présence des plus gros gisements de diamants dans ces pays. Cependant, il y a eu une évolution certaine des gisements de diamants bruts puisque les premiers gisements avaient été découverts en Inde au XVIIe siècle, puis au Brésil jusqu’à la fin du XIXe siècle et enfin en Afrique du Sud dès le début du XXe siècle.

carte du monde des diamants

Deux marchés s’affrontent

Toutefois il convient de faire une distinction entre ces pays qui ne se situent pas tout à fait sur le même marché des diamants bruts. En effet, nous avons d’une part le marché des diamants bruts naturels précieux ou gemmes dominé essentiellement par le Botswana et la Russie et destiné à la haute joaillerie. Puis nous avons d’autre part le marché des diamants bruts naturels industriels dominé par la République Démocratique du Congo et la Russie. Ces deux derniers pays sont également les principaux pays extracteurs de diamants bruts aux côtés de l’Afrique du Sud et de l’Australie. Par ailleurs, depuis quelques années, le marché des diamants synthétiques vient s’ajouter aux deux marchés cités précédemment et est essentiellement dominé par la Chine qui représente à elle seule plus de 90% de la production mondiale de diamants synthétiques.

diamants de couleurs

De l’extraction à la commercialisation

Enfin, une fois extraits de ces gisements et triés, la commercialisation de ces diamants bruts est assurée par la Diamond Trading Corporation (DTC) qui régule la quantité des diamants bruts mis en circulation sur le marché diamantaire mondial. La DTC appartient à la Société De Beers et doit faire face à la concurrence représentée par les sociétés d’exploitation et de commercialisation de diamants bruts qui sont ALROSA, RIO TINTO et BHP BILLITON.

Diamond Trading Corporation

Ces diamants bruts sont par la suite envoyés dans les principales tailleries reconnues mondialement et situées en Inde, en Thaïlande, aux Etats-Unis et en Belgique. Puis ces diamants fraichement taillés sont envoyés dans les principaux centres de commerce de diamants situés à Bombay, à Tel Aviv, à Anvers, à Londres et à New York où sont présentes les Bourses du diamant. La plus importante est celle d’Anvers, la Beurs voor Diamanthandel où transite plus de la moitié du marché mondial de diamant.

Beurs voor Diamanthandel