Archives mensuelles : août 2015

Les Diamants Verts : un nouveau calvaire pour le Zimbabwe

Des diamants surveillés

Lors du séminaire de l’Association des Diamants de Couleur Naturelle qui s’est déroulé à New York, de nombreux diamants verts du Zimbabwe ont été présentés aux acheteurs qui souhaitaient voir en priorité les certificats de ces diamants attestant qu’ils respectaient les règles établies par le Système du Processus de Kimberley.

En effet, le Zimbabwe a récemment connu la levée de l’embargo de ces diamants verts et de tous ses autres diamants. Depuis, certains pays sont réticents au marché du diamant du Zimbabwe. C’est notamment le cas des États-Unis qui dès 2003 avaient sanctionné le Président Robert Mugabe, président du Zimbabwe depuis 1987.
Néanmoins, l’Union Européenne, poussée par la Belgique, vient de lever ses interdictions sur les entreprises d’extraction de diamants du Zimbabwe.

Natural Color Diamond Associates logo

Une couleur qui se raréfie

Ainsi, ce séminaire s’est avant tout concentré sur l’importance des certificats validés par le Processus de Kimberley qui doivent impérativement accompagner la vente des diamants verts et des autres diamants en provenance du Zimbabwe.

Par ailleurs, le constat qui a été fait est sans appel. Les diamants verts de couleur naturelle sont de plus en plus rares. De ce fait, le Zimbabwe détient à lui seul plus de la moitié de la production mondiale de diamants verts, devant la Guyane et le Brésil. La production ne cesse de croître et doit son essor à l’exploitation grandissante réalisée dans la région de Marange.

De ce fait, les prix des diamants verts s’envolent et ce succès fulgurant est apparu dès la fin de l’année 2014 avec les différents événements reconnus à travers le monde. Ainsi, de nombreuses célébrités ont arboré des parures d’émeraudes toutes plus belles les unes que les autres. Cet engouement pour le vert s’est propagé au marché des diamants verts qui suppose un contrôle strict pour éviter la libre circulation des diamants traités.

processus de kimberley

Une vigilance de tous les instants

C’est pourquoi ce séminaire a permis de préciser les caractéristiques des diamants verts autorisés par le Processus de Kimberley ainsi que les sanctions adoptées lors de la possession et de la revente de diamants verts traités, sur le marché du diamant Américain. Les diamantaires et bijoutiers américains ont donc pu prendre conscience des risques qu’ils encourent s’ils commercialisent des diamants en provenance du Zimbabwe. En revanche, une question persiste. En effet, comment s’assurer de la provenance des diamants verts une fois qu’ils ont été taillés et polis ? Car ce processus de taille et de polissage permet d’obtenir une pierre proche de la perfection en termes de taille, de poids et de couleur. Si les pierres de couleur présentent des teintes et des nuances différentes selon leur pays d’origine, une fois taillées et polies il est difficile d’établir leur provenance sans certificat.

Toutefois, les gemmologues sont à même de reconnaître les Diamants Verts du Zimbabwe car ils présenteraient une teinte jaune grisâtre que l’on ne retrouve pas dans les diamants verts issus du Brésil par exemple.

Enfin, les risques concernant le marché des diamants verts sont encore limités puisque les diamants verts de couleur naturelle sont essentiellement destinés aux collectionneurs étant donné leurs prix onéreux. Mais ce séminaire aura une nouvelle fois prouvé aux acteurs du marché du diamant qu’ils doivent rester vigilants.

dialmant vert ovale

Un Bijou Diamant à Son Image

Un bijou informatisé

Si l’on fait un tour d’horizon des principales bijouteries et joailleries reconnues, nous nous apercevons très vite que chacune d’entre elles propose un service de joaillerie sur-mesure. En effet, aujourd’hui les goûts et les couleurs diffèrent d’une personne à l’autre et le désir de se différencier est plus que jamais d’actualité.

Si nous nous intéressons aux services de conception de bijoux personnalisés de ces sociétés, c’est parce qu’elles proposent toutes cette fonction via leur site internet. Le choix de la matière du bijou, des pierres qui l’accompagnent, du mode de sertissage ou encore de la forme finale du bijou permettent d’établir un bijou personnalisé. Mais cette « liberté » de création en ligne empêche au client d’être conseillé et dirigé par le joaillier. En effet, le métal précieux utilisé ou encore le type de pierres serties sur le corps du bijou nécessite une vue d’ensemble de l’expert que le client n’a pas derrière un écran d’ordinateur.

bague solitaire

Qu’en est-il des bijoux recyclés ?

Toutefois, il faut savoir qu’il est tout aussi possible de réaliser un bijou personnalisé à l’aide des anciens bijoux que le client possède déjà. En effet, la plupart d’entre nous possède des bijoux qui restent plusieurs mois voire plusieurs années au fond d’un tiroir tout simplement parce que ce sont des bijoux anciens, abîmés ou démodés. Mais réutiliser le métal précieux ou les pierres précieuses de ces bijoux permet de réduire considérablement le coût d’un bijou sur-mesure.

Ainsi, au lieu de se séparer des bijoux présents dans la famille et transmis depuis plusieurs générations, le client peut les transformer à sa guise en réutilisant plusieurs parties du bijou pour les sublimer. De ce fait, une réalisation de bijou sur-mesure accessible en ligne ne permet pas au client de profiter entièrement des libertés que suppose la conception d’un bijou personnalisé.

outils artisnaux de création de bijoux

Le service de joaillerie sur-mesure vu par Diamant Gems

C’est pourquoi Diamant Gems vous propose son service de joaillerie sur-mesure, lequel est assuré dans les bureaux de Paris et d’Anvers. Un expert gemmologue se fera un plaisir de vous conseiller et de vous guider à travers ce projet de conception de bijou sur-mesure tout en respectant vos goûts et vos choix à la lettre.

Car si vous avez une idée arrêtée du bijou final désiré, il est moins aisé de choisir la pierre centrale ou les pierres accompagnatrices selon le métal précieux choisi. Toutes ces combinaisons vous seront présentées par nos gemmologues qui réaliseront alors une maquette dont le dessin technique 3D permettra de visualiser précisément le futur bijou. Cette maquette, qui représente 80% du travail de conception de bijou sur-mesure, est autant de fois modifiable que nécessaire afin que vous puissiez réaliser le bijou de vos rêves.

diamant solitaire monté sur une bague

Une Union du Nord au sein de la CIBJO

Une entrée attendue

La CIBJO, la Confédération Internationale de Bijouterie, Joaillerie, Orfèvrerie des diamants, perles et pierres précieuses, souhaite renforcer et consolider l’industrie des bijoux dans les pays nordiques. Ainsi, les associations nationales de bijoux du Danemark, de la Norvège, de la Finlande et de la Suède ont formé un bloc uni au sein de la CIBJO. Si les associations bijoutières danoises et norvégiennes étaient déjà présentes, cette union permet à la Finlande et à la Suède d’entrer dans cette organisation mondiale chargée de défendre et d’assurer le développement des entreprises de l’industrie du diamant et des pierres précieuses.

carte des pays nordiques

Un pas de plus vers l’harmonisation de l’industrie du bijou

Ce bloc nordique sera donc favorable à une entente certaine entre ces pays du Nord de l’Europe qui pourront se faire une place certaine sur le marché international de l’industrie du bijou.
Cette initiative est encouragée par le Président de la CIBJO, Gaetano Cavalieri, qui déclare : « cette union représente une évolution positive, à la fois pour les entreprises du secteur bijoutier dans les pays nordiques, mais aussi pour notre communauté internationale ».

En effet, les pays du Nord de l’Europe représentent une forte économie pour cette organisation mondiale. Le Danemark, la Suède, la Norvège et la Finlande sont de plus en plus influents au sein de l’Europe mais également sur la scène internationale en termes de conception et de fabrication de bijoux précieux. Leurs traditions et leurs savoir-faire vont venir enrichir les pratiques des bijouteries et joailleries des autres pays membres de la CIBJO.

Zoom sur la CIBJO

En tant qu’organisation mondiale, la CIBJO a pour objectif d’encourager l’harmonisation et de promouvoir la coopération internationale dans le domaine de la joaillerie. Elle représente ainsi les intérêts de tous les individus membres des associations bijoutières de chaque pays ayant un siège à la CIBJO. Elle a donc pour mission de protéger toute organisation ou entreprise spécialisée dans les diamants et pierres précieuses et dont les profits assurent leur subsistance. C’est pourquoi elle a vivement participé à la formulation du système de certification du Processus de Kimberley. La CIBJO est ainsi chargée d’assurer l’amélioration des situations économiques des pays dépendant de l’industrie du diamant.

logo cibjo

Le Diamant fait le Buzz chez les Jeunes

Le Diamant retrouve sa jeunesse

Depuis quelques mois, les bijouteries et joailleries s’accordent à dire que leur clientèle est de plus en plus jeune. Par ailleurs, ces nouveaux clients ont tendance à se tourner vers des diamants plus gros en termes de carats et donc plus chers. Si les bijouteries et joailleries connaissent un tel succès c’est qu’elles sont présentes sur la toile. En effet, si beaucoup se rendent encore directement dans les magasins pour y choisir, essayer et acheter des produits, les nouvelles générations sont davantage présentes sur les réseaux sociaux et se tournent vers les applications comme Facebook, Instagram ou Pinterest pour connaître les derniers bijoux diamants à la mode. Ainsi, cette nouvelle tendance pourrait se poursuivre jusqu’à la fin de l’année et représenterait un certain changement dans l’industrie du diamant.

icones réseaux sociaux

Un marché renforcé

Si le marché du diamant a connu une légère baisse en hiver 2014, les ventes sont actuellement reparties à la hausse. En effet, depuis mars et avril 2015, les sociétés diamantaires voient leurs ventes progresser et dépasser les chiffres de 2014 pour la même période. Ce regain d’énergie prouve donc que la récession est terminée mais que le secteur des bijouteries et joailleries sera le dernier à en ressentir les bénéfices. Si l’économie joue un rôle important sur le marché du diamant, celui-ci reste stable et les sociétés diamantaires ont su rebondir après la crise économique mondiale. En renforçant leur présence sur la scène internationale, elles ont revu et modernisé leurs moyens de communication notamment via les réseaux sociaux. Ainsi, elles ont pu fidéliser leur ancienne clientèle mais aussi et surtout toucher une nouvelle cible plus jeune.

En parallèle de ce succès inattendu, les différents salons internationaux qui ont eu lieu autour du diamant et des pierres précieuses ont permis de réaliser plusieurs ventes exceptionnelles et ainsi d’assurer une publicité constante au marché du diamant. C’est pourquoi Diamant Gems vous donne rendez-vous sur son site internet mais également sur son blog et sa page Facebook où nos articles et nos services vous sont présentés.

Les Diamants Fantaisie en Asie

L’heure est à la fantaisie en Asie !

Comme nous l’avons vu dans l’article précédent sur les différentes formes des diamants blancs, ce dernier confirme le récent succès des diamants fantaisie notamment à Hong Kong et en Chine Continentale. En effet, le marché des diamants de formes fantaisie et des diamants de couleur connaît une croissance certaine depuis moins de deux ans. La raison est surtout l’offre de ces diamants qui devient excédentaire et qui entraîne alors une baisse des prix des diamants fantaisie.

Ainsi, les diamants fantaisie sont essentiellement recherchés pour les bijoux tels que les bracelets, les colliers et les boucles d’oreilles. Pour les diamants blancs fantaisie, les formes les plus convoitées sont la poire, l’ovale et la marquise. Quant aux diamants de couleur fantaisie ce sont essentiellement les formes coussin et princesse.

différentes formes de taille de diamants

Les diamants fantaisie, les nouvelles égéries des collections en joaillerie

Ce nouvel engouement pour les diamants fantaisie entraîne une augmentation de la demande qui permet actuellement de stabiliser les prix des pierres. Si les particuliers s’intéressent de près à ces diamants de formes et de couleurs fantaisie, les bijouteries et joailleries commencent également à se munir de beaux spécimens pour parfaire leurs collections de bijoux diamants. Ainsi, les formes à bords souples connaissent un certain succès derrière les plus belles vitrines où l’on retrouve des bijoux essentiellement sertis de diamants coussins, ovales et poires qui viennent accompagner d’autres pierres centrales. Ainsi, la mode du bijou diamant solitaire laisse place à un marché plus original et plus sophistiqué qui séduit de plus en plus les hommes et les femmes désireux de sortir des sentiers battus.

Les bagues de fiançailles elles-mêmes voient leur collection évoluer vers des modèles sertis de diamants fantaisie, que ce soit en termes de formes ou de couleurs. Par ailleurs, les coupes ou tranches de pierres précieuses de couleur telles que l’émeraude, le saphir ou le rubis connaissent également un succès certains lorsqu’elles viennent accompagner ces diamants fantaisie.

bague sertie de 3 diamants solitaires

Un prix et une rareté qui justifient un tel succès

Ce succès fulgurent pour les diamants fantaisie est en grande partie dû à la différence de prix avec les diamants ronds. Pour un diamant rond de poids, de couleur et de qualité équivalents à un diamant fantaisie, le prix diffère de 40% de plus pour un diamant rond par rapport à un diamant fantaisie.

Mais lorsque l’on compare deux diamants fantaisie de même forme, il est extrêmement difficile de justifier la différence de prix. En effet, la complexité des diamants fantaisie est due à leur forme unique. Deux diamants coussins par exemple, n’auront pas les mêmes facettes exactement au même endroit. Ainsi, le succès des diamants fantaisie réside dans l’harmonie de la forme de ces diamants qui séduit en tout premier lieu les futurs clients.

Mais ces diamants fantaisie, comme les diamants ronds, deviennent de plus en plus rares. Leur qualité est d’autant plus recherchée car les diamants fantaisie ont tendance à présenter plus d’inclusions que les diamants ronds. Ainsi, des diamants fantaisie de qualité VS et SI peuvent être très prisés et donc assez onéreux. C’est pourquoi de nombreuses sociétés diamantaires ont recourt aux nouvelles technologies pour assurer la transparence de leurs marchandises.

Ainsi, ces entreprises possèdent des inventaires de leurs diamants en ligne, permettant de visualiser sur photos et vidéos chaque pierre contenue dans leurs stocks. Cette technique permet de renforcer le certificat GIA, HRD ou IGI de la pierre et de donner une image concrète des caractéristiques décrites sur ces certificats.

boucles d'oreilles pendantes seties de diamants, Patricia Gumuchian

Anvers s’envole pour le Brésil

L’industrie du diamant à Anvers élargit ses horizons pour 2015. En effet, le marché diamantaire anversois souhaite s’allier au marché diamantaire latino-américain et porte une attention toute particulière au Brésil.

Anvers, un modèle pour le Brésil

Dans le cadre de ce projet, les représentants du Centre Diamantaire Mondial d’Anvers accompagneront le Secrétaire d’État en charge du Commerce Extérieur, Peter De Crem, lors d’un voyage au Brésil afin d’y organiser un séminaire sur le système du Processus de Kimberley.

Ainsi, le PDG du Centre Diamantaire Mondial d’Anvers, Ari Epstein déclare que : « Anvers fait partie des leaders membres du Processus de Kimberley en termes d’application des réglementations imposées par ce système, et avec plus de 500 ans d’expérience en tant que Centre Mondial du Commerce Diamantaire, le Brésil nous accueille à bras ouverts ».

Le Brésil, un pays émergent également dans le secteur du diamant

Dans le classement mondial des pays producteurs de diamants, le Brésil se situe à la 17ème place avec une production annuelle d’environ 50 000 carats soit une valeur de 3,7 millions de dollars, ce qui est peu comparé aux pays en tête du classement tels que la Russie qui produit en moyenne 35 millions de carats par an soit près de 3 milliards de dollars. Ou encore le Botswana dont la production annuelle de diamants bruts atteint les 20 millions de carats soit un peu plus de 2,5 milliards de dollars.

Toutefois, les géologues ont récemment découvert une cinquantaine de mines de diamants potentielles dans le pays ce qui suscite un vif intérêt pour le marché diamantaire anversois. Epstein intervient sur ce fait et précise qu’ : « il y a deux raisons pour lesquelles ces mines n’ont pas encore été exploitées. D’une part, les Brésiliens ne savent pas comment développer et assurer l’exploitation commerciale des mines comme celles-ci; et d’autre part, ils ne savent pas non plus comment mettre en œuvre et appliquer les règles strictes et les contrôles propres à l’industrie du diamant dans le monde ».

diamants extraits de la mine Lipari au Brésil

Une réunion prometteuse

Ainsi, la mine Lipari au Brésil sera exploitée dès cette année et toute la production de diamants qui en sera issue, soit environ 225 000 carats par an en moyenne, sera traitée à Anvers même. Afin de réussir au mieux cette collaboration, le secteur diamantaire anversois agira dans les mois à venir en tant que coorganisateur de la Conférence GMB du Brésil (Global Minerals Business), l’objectif étant d’attirer et ainsi de se rapprocher de l’industrie des bijoux diamants brésiliens.

Un tournant pour les mines de diamants au Zimbabwe

Le Zimbabwe prévoit de fusionner les sociétés diamantaires du pays en une seule et même entité.

La fusion des mines diamantaires

En effet, le Gouvernement du Zimbabwe a annoncé en mars dernier la fusion de toutes les sociétés minières opérant dans le pays en une entité unique qui sera détenue de moitié par l’Etat. La mine de Murowa, exploitée par Rio Tinto ne sera pas non plus épargnée.

Une nouvelle étape dans le contrôle du marché diamantaire du Zimbabwe

Ce projet fait donc suite à la dernière proposition du gouvernement qui avait déjà pour but de fusionner certaines sociétés diamantaires de la région de Marange dans le but d’assurer une certaine transparence des activités diamantaires. Ce plan sera donc être élargi aux autres entreprises du pays.

Le ministre des Mines du Zimbabwe, Walter K. Chidhakwa, a ainsi déclaré : « Nous sommes très clairs, ce n’est qu’une question de réglementation et nous leurs avons précisé que la seule façon de continuer à exercer leur métier d’extraction de diamants au Zimbabwe, c’est de faire partie de cette entité ». Il précise par ailleurs que la participation des entreprises diamantaires sera proportionnelle à la valeur des équipements dont elles disposent actuellement.

Cette mesure serait destinée à sauver les mines de plus en plus coûteuses qui nécessitent un nouvel investissement conséquent. Toute entreprise ne souhaitant pas rallier cette unité unique sera indemnisée et invitée à quitter le pays.

la mine diamantaire à ciel ouvert de Murowa, zimbabwe

Le programme d’automatisation économique du pays s’élargit

En effet, cette proposition est dans la continuité de la campagne d’automatisation économique et de nationalisation des zimbabwéens noirs qui impose aux entreprises étrangères de céder 51% de leurs actions à la population locale. Le Président du Zimbabwe, Robert Mugabe, a ainsi précisé qu’avec les différentes mines présentes au Zimbabwe, le pays possède les réserves financières nécessaires pour assurer l’économie de son pays et prévoit donc de ne plus dépendre des entreprises étrangères pour privilégier la population locale.

Toutefois, certaines sociétés diamantaires hésitent à quitter définitivement le pays depuis l’instauration d’un règlement de loyer pour le terrain exploité, ce qui les oblige à revoir leur effectif à la baisse. C’est notamment le cas pour Rio Tinto qui envisage sérieusement de fermer sa mine Murowa, ouverte seulement depuis 2004 et qui avait réalisé l’année dernière une production de diamants bruts de près de 450 00 carats.