Archives mensuelles : décembre 2015

La République Centre Africaine encore et toujours confrontée aux diamants de sang

chercheur de diamants au bord d'une rivière

Les seigneurs de guerre continuent d’utiliser le marché des diamants pour financer illégalement les conflits qui frappent le pays. Il semble que la valeur totale actuelle du commerce illicite de diamants centre-africains ainsi que celle du niveau de fiscalité des groupes rebelles armés de la RCA soient estimées entre 3,87 et 5,8 millions de dollars par an.

C’est en tout cas ce que dénonce l’Enough Project, une organisation située aux Etats-Unis et plus précisément à Washington, qui s’attache à mettre un terme aux génocides et aux crimes contre l’humanité ayant lieu dans divers pays du monde.

Une situation ambigüe

Malgré l’interdiction fixée par le Processus de Kimberley depuis mai 2013, destinée à suspendre le trafic de diamants de sang en République Centre Africaine, les deux principaux groupes de rebelles armés utilisent encore et toujours les diamants pour financer leurs activités. Ainsi, le groupe rebelle de l’ex Séléka et le groupe rebelle de l’Anti Balaka pillent et volent à la fois les mines de diamants mais aussi les mines d’or dont la marchandise extraite est directement vendue à des intermédiaires.

Une fois les diamant et l’or revendus, les marchandises sont ensuite acheminées clandestinement de la République Centre Africaine vers les pays voisins et notamment au Cameroun, en République Démocratique du Congo et au Soudan. Une partie des marchandises se retrouve par la suite sur les marchés internationaux.

Certains diamants de République Centre Africaine sont revendus localement. Ces diamants sont rachetés pour l’essentiel par trois principales « centrales » d’achat de diamants qui détiennent à ce jour près de 8 millions de dollars de diamants. Mais cette pratique reste « légale » puisqu’officiellement ces diamants ne sont pas exportés et ne violent donc pas les règles du Processus de Kimberley.

carte du commerce de diamant en afrique

Des solutions encore insuffisantes

Alors qu’une récente discussion du système du Processus de Kimberley concernant une levée partielle des restrictions en RCA a eu lieu, ce nouveau climat est propice à la critique des moyens mis en place pour lutter contre le conflit des diamants de sang dans ce pays. En effet, un système de traçage de diamants en RCA serait insuffisant si les groupes armés prennent le contrôle des mines de diamants.

De ce fait, l’organisation annonce que pour contrer ce danger, toute levée des restrictions du Processus de Kimberley concernant les diamants de la République Centre Africaine devrait être accompagnée d’une suppression de tous les groupes armés des sites miniers, du contrôle des marchés de négoce de diamants et d’un suivi sérieux des diamants achetés et vendus par ces sociétés diamantaires d’Afrique Centrale et notamment concernant les diamants destinés à l’exportation.

logo project enough

Ainsi, selon L’Enough Project il faudrait remplir certaines conditions avant la levée des restrictions du Processus de Kimberley concernant la République Centre Africaine : il est nécessaire d’établir des statistiques de production de référence pour les mines de diamants ; le Processus de Kimberley devrait établir une équipe destinée à la surveillance de l’entrée des diamants de sang dans les chaînes d’approvisionnement ainsi qu’identifier clairement le rôle des sociétés diamantaires de RCA dans l’achat et la vente des diamants locaux.

Jacob Zupnick : un diamantaire extraordinaire

portrait de Zupnick Jacob

En juin dernier, l’un des plus grands diamantaires est décédé. En effet, Jacob Zupnick, appelé Zupi, s’est employé durant toute sa carrière de diamantaire à valoriser et à faire passer les valeurs de son métier ainsi que la relation avec la communauté de diamantaires avant ses profits personnels. Les diamants étaient bien plus chers à ses yeux que l’argent qu’ils représentaient. Ainsi, pour lui, le commerce de diamant reposait sur les personnalités et les valeurs propres à chaque diamantaire et non pas sur la valeur marchande des pierres en possession des diamantaires.

Un diamantaire aussi brillant que ces pierres

La carrière de diamantaire de Zupi a débuté, comme pour beaucoup d’autres, de manière très incertaine. Avant l’arrivée des ordinateurs et d’Internet, il était difficile de trouver des clients. Bien souvent, il s’agissait de fabricants eux-mêmes en situation difficile, qui venaient revendre leurs biens aux diamantaires comme Zupi. De même, il était difficile de satisfaire les quelques clients désireux d’acheter des diamants de qualité à bons prix.

Les affaires étaient très instables car il n’existait pas de listes de référence pour les diamants en vente. Le marché des diamantaires reposaient essentiellement sur le bouche à oreille entre clients potentiels. C’est pourquoi Zupi s’attachait à établir de véritables relations de confiance entre lui et ses clients afin de pouvoir échanger diverses informations sur le marché en toute sécurité. Pour Zupi, il fallait éviter toute injustice afin de pouvoir compter sur ses relations professionnelles en cas de besoin.

Lorsque les affaires ont commencé à être fructueuses, Zupi a souhaité réaliser différents projets qui lui permettraient de venir en aide à autrui. C’est notamment le cas du programme Hatzalah, un service médical d’urgence assuré par des médecins bénévoles. Zupi apportait les fonds nécessaires au bon fonctionnement de ce service, ce qui a permis par la suite d’investir dans des ambulances mises à la disposition des médecins bénévoles.

programme Hatzalah fondé par Zupnick Jacob

Une reconnaissance internationale

C’est précisément cette relation d’entraide qu’il a établie et conservée avec la communauté des diamantaires. Il arpentait les différents marchés afin de trouver vendeurs et acheteurs tout en favorisant les relations de confiance et d’équité. Dès les années 1990,les découvertes de pierres exceptionnelles se succèdent ainsi que les ventes aux enchères de Sotheby’s et Christie’s. Zupi n’en manquait aucune et s’émerveillait à la fois des spécimens mis en vente ainsi que des futurs acheteurs.

Il n’a jamais ressenti le besoin de s’enrichir au profit d’autrui, ce qui ne l’a pas empêché de côtoyer les plus grands hommes du monde diamantaire, dont Ahmed Fitaihi d’Arabie Saoudite. Ce dernier était le plus gros investisseur de diamants dans le monde de cette époque, autrement dit un homme d’influence. Pourtant, il n’a pas hésité à nommer Jacob Zupnick comme courtier personnel.

Des valeurs communes pour Diamant Gems

De nos jours, de nombreux diamantaires conservent cette éthique dans l’exercice de leur métier. Vous retrouverez cet esprit et ces valeurs de confiance et de sécurité dans notre société, forte de plus de 15 ans d’expérience. Diamant Gems vous garantit un choix de pierres certifiées par les laboratoires de gemmologie réputés dans le monde entier et respectant le Processus de Kimberley. Alors n’hésitez pas à venir nous rencontrer, nos experts gemmologues seront ravis de vous conseiller et vous aiguiller dans votre démarche.