Actualités du diamant

L’actualité du monde du diamant. Prix, tendances, ventes exceptionnelles, anecdotes… Retrouvez toutes ces informations dans cette catégorie.

Les Diamants Verts : un nouveau calvaire pour le Zimbabwe

Des diamants surveillés

Lors du séminaire de l’Association des Diamants de Couleur Naturelle qui s’est déroulé à New York, de nombreux diamants verts du Zimbabwe ont été présentés aux acheteurs qui souhaitaient voir en priorité les certificats de ces diamants attestant qu’ils respectaient les règles établies par le Système du Processus de Kimberley.

En effet, le Zimbabwe a récemment connu la levée de l’embargo de ces diamants verts et de tous ses autres diamants. Depuis, certains pays sont réticents au marché du diamant du Zimbabwe. C’est notamment le cas des États-Unis qui dès 2003 avaient sanctionné le Président Robert Mugabe, président du Zimbabwe depuis 1987.
Néanmoins, l’Union Européenne, poussée par la Belgique, vient de lever ses interdictions sur les entreprises d’extraction de diamants du Zimbabwe.

Natural Color Diamond Associates logo

Une couleur qui se raréfie

Ainsi, ce séminaire s’est avant tout concentré sur l’importance des certificats validés par le Processus de Kimberley qui doivent impérativement accompagner la vente des diamants verts et des autres diamants en provenance du Zimbabwe.

Par ailleurs, le constat qui a été fait est sans appel. Les diamants verts de couleur naturelle sont de plus en plus rares. De ce fait, le Zimbabwe détient à lui seul plus de la moitié de la production mondiale de diamants verts, devant la Guyane et le Brésil. La production ne cesse de croître et doit son essor à l’exploitation grandissante réalisée dans la région de Marange.

De ce fait, les prix des diamants verts s’envolent et ce succès fulgurant est apparu dès la fin de l’année 2014 avec les différents événements reconnus à travers le monde. Ainsi, de nombreuses célébrités ont arboré des parures d’émeraudes toutes plus belles les unes que les autres. Cet engouement pour le vert s’est propagé au marché des diamants verts qui suppose un contrôle strict pour éviter la libre circulation des diamants traités.

processus de kimberley

Une vigilance de tous les instants

C’est pourquoi ce séminaire a permis de préciser les caractéristiques des diamants verts autorisés par le Processus de Kimberley ainsi que les sanctions adoptées lors de la possession et de la revente de diamants verts traités, sur le marché du diamant Américain. Les diamantaires et bijoutiers américains ont donc pu prendre conscience des risques qu’ils encourent s’ils commercialisent des diamants en provenance du Zimbabwe. En revanche, une question persiste. En effet, comment s’assurer de la provenance des diamants verts une fois qu’ils ont été taillés et polis ? Car ce processus de taille et de polissage permet d’obtenir une pierre proche de la perfection en termes de taille, de poids et de couleur. Si les pierres de couleur présentent des teintes et des nuances différentes selon leur pays d’origine, une fois taillées et polies il est difficile d’établir leur provenance sans certificat.

Toutefois, les gemmologues sont à même de reconnaître les Diamants Verts du Zimbabwe car ils présenteraient une teinte jaune grisâtre que l’on ne retrouve pas dans les diamants verts issus du Brésil par exemple.

Enfin, les risques concernant le marché des diamants verts sont encore limités puisque les diamants verts de couleur naturelle sont essentiellement destinés aux collectionneurs étant donné leurs prix onéreux. Mais ce séminaire aura une nouvelle fois prouvé aux acteurs du marché du diamant qu’ils doivent rester vigilants.

dialmant vert ovale

Une Union du Nord au sein de la CIBJO

Une entrée attendue

La CIBJO, la Confédération Internationale de Bijouterie, Joaillerie, Orfèvrerie des diamants, perles et pierres précieuses, souhaite renforcer et consolider l’industrie des bijoux dans les pays nordiques. Ainsi, les associations nationales de bijoux du Danemark, de la Norvège, de la Finlande et de la Suède ont formé un bloc uni au sein de la CIBJO. Si les associations bijoutières danoises et norvégiennes étaient déjà présentes, cette union permet à la Finlande et à la Suède d’entrer dans cette organisation mondiale chargée de défendre et d’assurer le développement des entreprises de l’industrie du diamant et des pierres précieuses.

carte des pays nordiques

Un pas de plus vers l’harmonisation de l’industrie du bijou

Ce bloc nordique sera donc favorable à une entente certaine entre ces pays du Nord de l’Europe qui pourront se faire une place certaine sur le marché international de l’industrie du bijou.
Cette initiative est encouragée par le Président de la CIBJO, Gaetano Cavalieri, qui déclare : « cette union représente une évolution positive, à la fois pour les entreprises du secteur bijoutier dans les pays nordiques, mais aussi pour notre communauté internationale ».

En effet, les pays du Nord de l’Europe représentent une forte économie pour cette organisation mondiale. Le Danemark, la Suède, la Norvège et la Finlande sont de plus en plus influents au sein de l’Europe mais également sur la scène internationale en termes de conception et de fabrication de bijoux précieux. Leurs traditions et leurs savoir-faire vont venir enrichir les pratiques des bijouteries et joailleries des autres pays membres de la CIBJO.

Zoom sur la CIBJO

En tant qu’organisation mondiale, la CIBJO a pour objectif d’encourager l’harmonisation et de promouvoir la coopération internationale dans le domaine de la joaillerie. Elle représente ainsi les intérêts de tous les individus membres des associations bijoutières de chaque pays ayant un siège à la CIBJO. Elle a donc pour mission de protéger toute organisation ou entreprise spécialisée dans les diamants et pierres précieuses et dont les profits assurent leur subsistance. C’est pourquoi elle a vivement participé à la formulation du système de certification du Processus de Kimberley. La CIBJO est ainsi chargée d’assurer l’amélioration des situations économiques des pays dépendant de l’industrie du diamant.

logo cibjo

Le Diamant fait le Buzz chez les Jeunes

Le Diamant retrouve sa jeunesse

Depuis quelques mois, les bijouteries et joailleries s’accordent à dire que leur clientèle est de plus en plus jeune. Par ailleurs, ces nouveaux clients ont tendance à se tourner vers des diamants plus gros en termes de carats et donc plus chers. Si les bijouteries et joailleries connaissent un tel succès c’est qu’elles sont présentes sur la toile. En effet, si beaucoup se rendent encore directement dans les magasins pour y choisir, essayer et acheter des produits, les nouvelles générations sont davantage présentes sur les réseaux sociaux et se tournent vers les applications comme Facebook, Instagram ou Pinterest pour connaître les derniers bijoux diamants à la mode. Ainsi, cette nouvelle tendance pourrait se poursuivre jusqu’à la fin de l’année et représenterait un certain changement dans l’industrie du diamant.

icones réseaux sociaux

Un marché renforcé

Si le marché du diamant a connu une légère baisse en hiver 2014, les ventes sont actuellement reparties à la hausse. En effet, depuis mars et avril 2015, les sociétés diamantaires voient leurs ventes progresser et dépasser les chiffres de 2014 pour la même période. Ce regain d’énergie prouve donc que la récession est terminée mais que le secteur des bijouteries et joailleries sera le dernier à en ressentir les bénéfices. Si l’économie joue un rôle important sur le marché du diamant, celui-ci reste stable et les sociétés diamantaires ont su rebondir après la crise économique mondiale. En renforçant leur présence sur la scène internationale, elles ont revu et modernisé leurs moyens de communication notamment via les réseaux sociaux. Ainsi, elles ont pu fidéliser leur ancienne clientèle mais aussi et surtout toucher une nouvelle cible plus jeune.

En parallèle de ce succès inattendu, les différents salons internationaux qui ont eu lieu autour du diamant et des pierres précieuses ont permis de réaliser plusieurs ventes exceptionnelles et ainsi d’assurer une publicité constante au marché du diamant. C’est pourquoi Diamant Gems vous donne rendez-vous sur son site internet mais également sur son blog et sa page Facebook où nos articles et nos services vous sont présentés.

Les Diamants Fantaisie en Asie

L’heure est à la fantaisie en Asie !

Comme nous l’avons vu dans l’article précédent sur les différentes formes des diamants blancs, ce dernier confirme le récent succès des diamants fantaisie notamment à Hong Kong et en Chine Continentale. En effet, le marché des diamants de formes fantaisie et des diamants de couleur connaît une croissance certaine depuis moins de deux ans. La raison est surtout l’offre de ces diamants qui devient excédentaire et qui entraîne alors une baisse des prix des diamants fantaisie.

Ainsi, les diamants fantaisie sont essentiellement recherchés pour les bijoux tels que les bracelets, les colliers et les boucles d’oreilles. Pour les diamants blancs fantaisie, les formes les plus convoitées sont la poire, l’ovale et la marquise. Quant aux diamants de couleur fantaisie ce sont essentiellement les formes coussin et princesse.

différentes formes de taille de diamants

Les diamants fantaisie, les nouvelles égéries des collections en joaillerie

Ce nouvel engouement pour les diamants fantaisie entraîne une augmentation de la demande qui permet actuellement de stabiliser les prix des pierres. Si les particuliers s’intéressent de près à ces diamants de formes et de couleurs fantaisie, les bijouteries et joailleries commencent également à se munir de beaux spécimens pour parfaire leurs collections de bijoux diamants. Ainsi, les formes à bords souples connaissent un certain succès derrière les plus belles vitrines où l’on retrouve des bijoux essentiellement sertis de diamants coussins, ovales et poires qui viennent accompagner d’autres pierres centrales. Ainsi, la mode du bijou diamant solitaire laisse place à un marché plus original et plus sophistiqué qui séduit de plus en plus les hommes et les femmes désireux de sortir des sentiers battus.

Les bagues de fiançailles elles-mêmes voient leur collection évoluer vers des modèles sertis de diamants fantaisie, que ce soit en termes de formes ou de couleurs. Par ailleurs, les coupes ou tranches de pierres précieuses de couleur telles que l’émeraude, le saphir ou le rubis connaissent également un succès certains lorsqu’elles viennent accompagner ces diamants fantaisie.

bague sertie de 3 diamants solitaires

Un prix et une rareté qui justifient un tel succès

Ce succès fulgurent pour les diamants fantaisie est en grande partie dû à la différence de prix avec les diamants ronds. Pour un diamant rond de poids, de couleur et de qualité équivalents à un diamant fantaisie, le prix diffère de 40% de plus pour un diamant rond par rapport à un diamant fantaisie.

Mais lorsque l’on compare deux diamants fantaisie de même forme, il est extrêmement difficile de justifier la différence de prix. En effet, la complexité des diamants fantaisie est due à leur forme unique. Deux diamants coussins par exemple, n’auront pas les mêmes facettes exactement au même endroit. Ainsi, le succès des diamants fantaisie réside dans l’harmonie de la forme de ces diamants qui séduit en tout premier lieu les futurs clients.

Mais ces diamants fantaisie, comme les diamants ronds, deviennent de plus en plus rares. Leur qualité est d’autant plus recherchée car les diamants fantaisie ont tendance à présenter plus d’inclusions que les diamants ronds. Ainsi, des diamants fantaisie de qualité VS et SI peuvent être très prisés et donc assez onéreux. C’est pourquoi de nombreuses sociétés diamantaires ont recourt aux nouvelles technologies pour assurer la transparence de leurs marchandises.

Ainsi, ces entreprises possèdent des inventaires de leurs diamants en ligne, permettant de visualiser sur photos et vidéos chaque pierre contenue dans leurs stocks. Cette technique permet de renforcer le certificat GIA, HRD ou IGI de la pierre et de donner une image concrète des caractéristiques décrites sur ces certificats.

boucles d'oreilles pendantes seties de diamants, Patricia Gumuchian

Anvers s’envole pour le Brésil

L’industrie du diamant à Anvers élargit ses horizons pour 2015. En effet, le marché diamantaire anversois souhaite s’allier au marché diamantaire latino-américain et porte une attention toute particulière au Brésil.

Anvers, un modèle pour le Brésil

Dans le cadre de ce projet, les représentants du Centre Diamantaire Mondial d’Anvers accompagneront le Secrétaire d’État en charge du Commerce Extérieur, Peter De Crem, lors d’un voyage au Brésil afin d’y organiser un séminaire sur le système du Processus de Kimberley.

Ainsi, le PDG du Centre Diamantaire Mondial d’Anvers, Ari Epstein déclare que : « Anvers fait partie des leaders membres du Processus de Kimberley en termes d’application des réglementations imposées par ce système, et avec plus de 500 ans d’expérience en tant que Centre Mondial du Commerce Diamantaire, le Brésil nous accueille à bras ouverts ».

Le Brésil, un pays émergent également dans le secteur du diamant

Dans le classement mondial des pays producteurs de diamants, le Brésil se situe à la 17ème place avec une production annuelle d’environ 50 000 carats soit une valeur de 3,7 millions de dollars, ce qui est peu comparé aux pays en tête du classement tels que la Russie qui produit en moyenne 35 millions de carats par an soit près de 3 milliards de dollars. Ou encore le Botswana dont la production annuelle de diamants bruts atteint les 20 millions de carats soit un peu plus de 2,5 milliards de dollars.

Toutefois, les géologues ont récemment découvert une cinquantaine de mines de diamants potentielles dans le pays ce qui suscite un vif intérêt pour le marché diamantaire anversois. Epstein intervient sur ce fait et précise qu’ : « il y a deux raisons pour lesquelles ces mines n’ont pas encore été exploitées. D’une part, les Brésiliens ne savent pas comment développer et assurer l’exploitation commerciale des mines comme celles-ci; et d’autre part, ils ne savent pas non plus comment mettre en œuvre et appliquer les règles strictes et les contrôles propres à l’industrie du diamant dans le monde ».

diamants extraits de la mine Lipari au Brésil

Une réunion prometteuse

Ainsi, la mine Lipari au Brésil sera exploitée dès cette année et toute la production de diamants qui en sera issue, soit environ 225 000 carats par an en moyenne, sera traitée à Anvers même. Afin de réussir au mieux cette collaboration, le secteur diamantaire anversois agira dans les mois à venir en tant que coorganisateur de la Conférence GMB du Brésil (Global Minerals Business), l’objectif étant d’attirer et ainsi de se rapprocher de l’industrie des bijoux diamants brésiliens.

Un tournant pour les mines de diamants au Zimbabwe

Le Zimbabwe prévoit de fusionner les sociétés diamantaires du pays en une seule et même entité.

La fusion des mines diamantaires

En effet, le Gouvernement du Zimbabwe a annoncé en mars dernier la fusion de toutes les sociétés minières opérant dans le pays en une entité unique qui sera détenue de moitié par l’Etat. La mine de Murowa, exploitée par Rio Tinto ne sera pas non plus épargnée.

Une nouvelle étape dans le contrôle du marché diamantaire du Zimbabwe

Ce projet fait donc suite à la dernière proposition du gouvernement qui avait déjà pour but de fusionner certaines sociétés diamantaires de la région de Marange dans le but d’assurer une certaine transparence des activités diamantaires. Ce plan sera donc être élargi aux autres entreprises du pays.

Le ministre des Mines du Zimbabwe, Walter K. Chidhakwa, a ainsi déclaré : « Nous sommes très clairs, ce n’est qu’une question de réglementation et nous leurs avons précisé que la seule façon de continuer à exercer leur métier d’extraction de diamants au Zimbabwe, c’est de faire partie de cette entité ». Il précise par ailleurs que la participation des entreprises diamantaires sera proportionnelle à la valeur des équipements dont elles disposent actuellement.

Cette mesure serait destinée à sauver les mines de plus en plus coûteuses qui nécessitent un nouvel investissement conséquent. Toute entreprise ne souhaitant pas rallier cette unité unique sera indemnisée et invitée à quitter le pays.

la mine diamantaire à ciel ouvert de Murowa, zimbabwe

Le programme d’automatisation économique du pays s’élargit

En effet, cette proposition est dans la continuité de la campagne d’automatisation économique et de nationalisation des zimbabwéens noirs qui impose aux entreprises étrangères de céder 51% de leurs actions à la population locale. Le Président du Zimbabwe, Robert Mugabe, a ainsi précisé qu’avec les différentes mines présentes au Zimbabwe, le pays possède les réserves financières nécessaires pour assurer l’économie de son pays et prévoit donc de ne plus dépendre des entreprises étrangères pour privilégier la population locale.

Toutefois, certaines sociétés diamantaires hésitent à quitter définitivement le pays depuis l’instauration d’un règlement de loyer pour le terrain exploité, ce qui les oblige à revoir leur effectif à la baisse. C’est notamment le cas pour Rio Tinto qui envisage sérieusement de fermer sa mine Murowa, ouverte seulement depuis 2004 et qui avait réalisé l’année dernière une production de diamants bruts de près de 450 00 carats.

Une Petite Tranche de pierre de Couleur !

Les pierres précieuses dévoilent leurs nouvelles facettes

Savez-vous qu’il est possible d’orner vos bijoux de tranches de pierres précieuses telles que le rubis, le saphir ou l’émeraude ?

En effet, cette nouvelle tendance permet d’accéder à des bijoux sertis de pierres de couleur sans toutefois investir une somme conséquente. Ces tranches de pierres précieuses sont disponibles à des prix abordables puisqu’elles sont issues de rubis, d’émeraudes ou de saphirs de qualité gemme insuffisante pour se retrouver derrières les vitrines des plus grandes joailleries.

Mais ce nouvel art de bijoux sertis de pierres précieuses est en passe de faire concurrence aux bijoux diamant et autres pierres précieuses puisque les concepteurs et les fabricants s’attachent à travailler les tranches de ces pierres en faisant ressortir leur côté naturel et « brut ». Toutefois, ils doivent employer de nombreux outils et techniques propres à ce mode de joaillerie tout en privilégiant les coûts les plus bas pour que ces bijoux restent accessibles.

Alors ces tranches de pierres précieuses sont-elles vraiment comparables aux bijoux sertis de diamants, de rubis, de saphirs ou d’émeraudes qui parent actuellement les femmes du monde entier ?

Tranche de saphir, pierre précieuse

Tranche de saphir

Un processus original

Il faut avant tout savoir que ces tranches de rubis, d’émeraudes et de saphirs sont issues des pierres précieuses de qualité industrielle et non de qualité gemme. Ainsi, ces pierres précieuses à l’état brut ne seront pas destinées à être taillées ni serties sur les bijoux de haute joaillerie. Mais pour obtenir des tranches de pierres précieuses dignes de ce nom, ces pierres vont faire l’objet d’un réel travail.
Il faut commencer par découper la pierre en tranche afin de récupérer les « morceaux » qui seront ensuite travaillés pour se retrouver sertis sur différents bijoux. Puis il faut lisser ces tranches de pierres brutes afin de palier leur côté rugueux qui les différencie des pierres de qualité gemme. Les tranches de pierres sont donc polies sur la surface et sur les bords afin de leur donner le plus bel éclat, la couleur et la forme les plus homogènes possibles.

C’est donc un travail et une technique qui diffèrent de la taille et du polissage des diamants et des pierres précieuses de qualité gemme. Par ailleurs, ces diamants et ces pierres précieuses gagnent en valeur lorsqu’elles passent de l’état brut à l’état de pierres taillées. Qu’en est-il alors des tranches de pierres précieuses de moindre qualité ?

Tranche de rubis, pierre précieuse

Tranche de rubis

Une valeur incomparable

La valeur d’une pierre précieuse taillée et celle d’une tranche de pierre précieuse ne sont pas comparables. En revanche le travail réalisé et les moyens mis en place pour embellir ces pierres sont équivalents. Les outils et les techniques utilisées permettent ainsi de passer d’une pierre brute à une pierre taillée et polie afin qu’elle puisse être sertie sur un bijou. De ce fait, la valeur de la pierre précieuse et la valeur de la tranche de pierre sont proportionnelles au travail réalisé sur chacune d’elles. Le bijou fini serti de la pierre précieuse ou de la tranche de pierre a inévitablement plus de valeur que lorsque la pierre ou la tranche de pierre était encore à son état brut. Ainsi, ces tranches de pierres précieuses ont une valeur seulement lorsqu’elles sont taillées et polies, prêtes à être serties et vendues en bijouteries.

C’est d’ailleurs le cas pour les diamants noirs. Ces diamants sont dits noirs parce qu’ils sont pleins d’inclusions de carbone formées lors de la cristallisation du diamant. Ces diamants à l’état brut sont donc qualifiés de qualité industrielle et non de qualité gemme car ils présentent trop d’inclusions pour être destinés à la haute joaillerie. Or certains concepteurs et fabricants se sont intéressés de près à ces diamants et ont entrepris de les tailler pour les sertir sur leurs bijoux. Le succès fut au rendez-vous.

De la même manière, ces tranches deviennent incontournables dans les collections de bijoux contemporains. Les formes, les tailles et les couleurs sont au cœur de ce nouvel art des pierres précieuses. Aussi, l’association de plusieurs tranches de pierres de couleurs différentes permet-elle de réaliser des bijoux uniques en leur genre.

Tranche d'émeraude, pierre précieuse

Tranche d’émeraude

Deux marchés des pierres précieuses bien distincts

Enfin, ce nouveau marché des bijoux semi-précieux est à détacher du marché de la joaillerie spécialisée dans les pierres précieuses de qualité gemme. Ces deux tendances ne ciblent pas les mêmes clients et entretiennent un art des pierres différent. Ainsi, si ces bijoux sertis de fractions de rubis, de saphirs ou d’émeraudes atteignent des prix capables de faire concurrence aux plus beaux bijoux de haute joaillerie c’est uniquement parce qu’ils représentent le travail réalisé et la création imaginée pour parfaire ces bijoux. En aucun cas la valeur des tranches des pierres précieuses utilisées justifie ces prix élevés.

De ce fait, si les clients recherchent avant tout des pierres de haute qualité en fine joaillerie, ils rechercheront plutôt l’originalité du bijou et la beauté de celui-ci créée par le travail des tranches des pierres de couleur.

collier, tranche de saphir, pierre précieuse

Collier fait de tranche de saphir

Le Diamant, au cœur de la Conférence de Dubaï

Une Conférence attendue mondialement

La seconde Conférence du Diamant de Dubaï s’est tenue les 21 et 22 avril dernier dans le plus imposant gratte-ciel du Moyen-Orient : l’Almas Tower, qui héberge notamment la Bourse du Diamant de Dubaï (la DDE). Cette Conférence s’est essentiellement centrée sur les récents problèmes et défis rencontrés dans l’industrie du diamant. Ainsi, les grands dirigeants des grandes compagnies minières ont débattu sur l’importance croissante du commerce diamantaire africain notamment dans l’industrie des diamants synthétiques ainsi que sur les différentes formes de financement accordées à ces pays.

Almas Tower à Dubai

Almas Tower, Dubaï

Le Financement, principale question à traiter

En effet, le fait que certaines banques aient refusé d’allouer plusieurs crédits à cette industrie du diamant en raison d’un manque de transparence serait un mythe selon George Abraham, le Directeur Général des secteurs de croissance stratégiques du Groupe Bancaire Emirates NBD. Selon lui, la vraie raison serait que les banques actuelles souffrent d’un faible réseau quasi inexistant dans les principaux centres géographiques de l’industrie du diamant, ce qui les rend dans l’incapacité d’évaluer objectivement les risques pour les entreprises diamantaires d’entrer dans le commerce du diamant.

Une discussion réfléchie

Cette Conférence a regroupé de grands responsables tels que Andrey Polyakov, le vice-président de la compagnie minière Russe ALROSA, Carlos Sumbula, le président d’Endiama, la Compagnie Nationale du Diamant d’Angola, ainsi que Paul Rowley, le vice-président exécutif des ventes mondiales aux sightholders du groupe De Beers, qui s’est d’ailleurs prononcé en faveur des investissements dans l’industrie du diamant. Toutefois il précise et met en garde les sociétés diamantaires afin qu’elles ciblent leurs investissements pour en maximiser au mieux les retombées.

logo diamantaires, de beers, alrosa, endiama

Vers de nouveaux acteurs sur le marché des diamants bruts

Enfin, les trois représentants de ces trois sociétés, qui représentent à elles seules plus des deux tiers de la production mondiale de diamants bruts, ont par ailleurs rappelé l’importance des échanges commerciaux non pétroliers entre les Emirats Arabes Unis et l’Afrique Subsaharienne. En effet, ces échanges ont atteint la valeur marchande de plus de 18 milliards de dollars avec un engouement certain pour le marché diamantaire.

Ces deux jours de discussion ont donc porté essentiellement sur la nouvelle adhésion des Emirats Arabes Unis à l’Union Africaine ainsi que sur la production de diamants synthétiques qui ne cesse d’augmenter en Afrique et qui pourrait combler une partie du manque à gagner du marché du diamant durant la prochaine décennie.

photo de groupe, délégation des emirats arabes unis et union africaine à dubaï

Sommet de septembre 2014 entre les Emirats Arabes Unis et l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine

L’Australie s’installe en Angola

De nouveaux gisements de diamants dans le collimateur de Lucapa Diamond

Lucapa Diamond Company, la compagnie diamantifère australienne, a récemment annoncé son projet d’exploration de nouveaux sites diamantifères autour de sa concession à Lulo de 3000 km², en Angola. En effet, ce projet qui doit s’étaler sur 24 mois a pour but d’exploiter les 296 sites diamantifères déjà référencés par Lucapa Diamond. Ces sites regroupent à la fois des gisements de kimberlite mais aussi des gisements alluvionnaires où les diamants peuvent en être extraits facilement.

Des gisements de premier choix

C’est ce que Stephen Wetherall, le PDG de la compagnie diamantifère, a déclaré : « beaucoup d’entreprises d’exploration de sites diamantifères investissent temps et argent pour découvrir des gisements de diamants de kimberlite et alluvionnaires; or à Lulo, nous avons les deux. Ces gisements présentent tout deux un potentiel d’extraction de diamants exceptionnel dans la mesure où les diamants se situent quasiment à la surface de la terre, ce qui rendra l’évaluation et l’extraction beaucoup plus rapides et rentables ».

Une fois extraits, les diamants des gisements de Lulo ont la particularité d’avoir une forme irrégulière et des bords dentelés, ce qui signifie qu’ils n’ont pas longtemps « voyagé » depuis leur source.
Le but de ce programme est donc, en plus du référencement de ces 296 sites de gisements diamantifères, d’explorer et de répertorier d’autres gisements de diamants de kimberlite et alluvionnaires. Ainsi, Lucapa Diamond va considérable augmenter ses capacités d’extraction et de production de diamants, lui assurant alors un rendement sur plusieurs années.

Ce projet sera mené en deux étapes dont la première a commencé dès avril dernier. D’une part les sites diamantifères vont être identifiés et analysés afin de déterminer le type d’extraction adapté, puis d’autre part, et c’est ce qui constitue la seconde étape du projet qui débutera en septembre prochain, les diamants pourront être extraits grâce au forage des gisements de diamants de kimberlite notamment.

diamants bruts

Diamants bruts irréguliers et dentelés des mines de Lulo

Un projet prometteur

Si Lucapa Diamond s’investit autant dans ce projet, c’est qu’elle a pu constater récemment le succès de ses diamants précédemment extraits des mines de Lulo. En effet, la compagnie a vendu un lot de 1539 diamants bruts pour 2,9 millions de dollars australiens soit 2,3 millions de dollars américains (plus de 2 millions d’euros).
Parmi cette vente exceptionnelle, certains spécimens étaient d’une qualité rare. On y a notamment trouvé un diamant brut de 63,05 carats, de Type IIa et de couleur D.
Ainsi, grâce à cette nouvelle licence d’exploitation des gisements de diamants de kimberlite et alluvionnaires, Lucapa Diamond s’assure une rentabilité de plus de 30 ans, lui permettant de se faire une place certaine sur le marché mondial des diamants bruts.

machine traitement diamant brut mine

mines de diamants bruts, lulo en angola

Mines et sites d’exploitation de diamants de Lucapa Diamond à Lulo

Israël se mobilise pour la Turquie

Une avancée pour l’industrie du diamant en Turquie

Un récent rapport a en effet annoncé qu’Israël souhaite venir en aide à la Turquie, notamment en soutenant son industrie diamantaire. Le Vice-président de la Bourse du Diamant d’Israël, Jacob Kattan, s’est exprimé à ce sujet en rappelant que cette décision doit être prise rapidement puisqu’elle serait bénéfique aux deux pays. Selon ces propos : « Si nous n’aidons pas les Turcs à développer et maintenir leur industrie diamantaire, il y a plus d’un pays qui se réjouiront de le faire, et notamment l’Inde et l’Afrique du Sud ».

Cette perspective de coopération entre Israël et la Turquie permettrait d’autre part d’assurer une mise en commun des savoir-faire dans le domaine diamantaire mais aussi de la joaillerie. En effet, Kattan précise par ailleurs que « l’industrie de la bijouterie Turque bénéficiera de l’expérience d’Israël dans ce domaine mais la Turquie apportera également à Israël une avancée cruciale en termes de polissage des diamants ».

Un projet pris au sérieux

Afin de répondre au mieux aux attentes de cette nouvelle entente, les dirigeants de l’industrie diamantaire Turque ont proposé l’ouverture d’un nouveau centre de manufacture du diamant à Istanbul. Pour ce faire, la Turquie a besoin du savoir-faire et de la technologie d’Israël.
Ainsi, ce partenariat permettra aux deux pays et surtout à Israël de se rapprocher davantage des divers marchés européens mais aussi et surtout des nouveaux marchés du Monde Arabe, auxquels les entreprises israéliennes n’avaient jusqu’alors pas accès.

drapeau israel et turquie

Le diamant, centre de toutes les attentions

Cette coopération ouvre donc de nouvelles perspectives pour l’industrie du diamant d’Israël puisque la Bourse du Diamant (IDE) envisage d’ouvrir de nouveaux bureaux à Istanbul où elle pourra alors gérer tous les moyens et ressources mis à disposition de la Turquie et notamment les experts diamantaires israéliens ainsi que les technologies de pointe qui permettront d’encadrer une partie du travail de polissage de diamants au sein de la Turquie.
De même, l’organisation des fabricants de diamants locaux de Turquie envisage de fonder un club de marchands de diamants, aidé par Israël, qui sera alors enregistré à la Fédération Mondiale des Bourses du Diamant.

Un marché Turc en plein essor

Enfin, le Président de l’IDE (Israel Diamond Exchange), tient à préciser que ce rapprochement entre Israël et la Turquie tend à devenir une réelle stratégie pour les deux pays qui souhaitent renforcer leurs liens commerciaux et bénéficier chacun des avantages propres aux deux pays. Mais si la Turquie se réjouit de l’aide apportée par Israël, elle n’a rien à lui envier dans le secteur de la bijouterie qui représente un large marché, en passe de devenir un futur leader sur le marché des bijoux diamant.