Archives mensuelles : juillet 2015

Les Ventes aux Enchères, une Caverne d’Ali Baba

Des ventes aux enchères qui atteignent des records dans le monde du diamant

Pour faire suite à notre précédent article sur les deux Maisons de ventes aux Enchères, Christie’s et Sotheby’s, voici un article illustratif présentant les plus grosses ventes de diamants, de pierres de couleur et de bijoux diamant qui atteignent parfois des records.

Sothebys logo

Les plus beaux spécimens vendus chez Sotheby’s :

  • Le 13 novembre 2013 à Genève, un diamant de forme briolette de 96,62 carats, de couleur fancy vivid yellow et de pureté VS2 a été vendu sur une broche sertie de diamants et de pierres de couleur pour la somme de 10 555 778 dollars, soit 9 857 513 euros. Il s’agit du Diamant Walska Briolette.

Broche diamant Walska Briolette

  • Le 7 octobre 2013 à Hong Kong, un diamant ovale blanc de 118,28 carats, de couleur D flawless et de type IIa a été vendu pour 30 600 000 dollars, soit 28 493 190 euros.

diamant blanc de 118,28 carats

  • Le 20 novembre 2014 à New York, un diamant de forme poire de 9,75 carats, de couleur fancy vivid blue et de pureté VVS2 a été vendu 32 645 000 dollars, soit 30 400 656 euros. Il s’agit du Diamant Zoé.

le diamant zoé

  • Le 13 mai 2014 à Genève, un diamant de forme coussin de 100,09 carats, de couleur fancy vivid yellow et de pureté VS2 a été vendu pour 16 347 847 dollars, soit 15 230 472 euros. Il s’agit du Diamant Jaune de Graff.

Diamant Jaune de Graff

  • Le 7 octobre 2014 à Hong Kong, un saphir de forme octogonale de 17,16 carats a été vendu pour 4 056 701 dollars soit 3 776 586 euros. Il s’agit du Saphir Imperial Kashmir.

Saphir Imperial Kashmir

  • Le 12 novembre 2014 à Genève, un rubis de forme coussin de 8,62 carats a été vendu pour 8 600 410 dollars, soit 8 009 132 euros. Il s’agit du Rubis Birman de Graff.

Rubis Birman de Graff

  • Le 9 décembre 2014 à New York, le bracelet Cartier « Tutti-Frutti » en platine, serti de diamant et de pierres de couleur a été vendu pour 2 165 000 dollars, soit 2 018 105 euros, qui ont été reversés à une association de lutte contre le cancer : The breast Cancer Research Foundation.

bracelet Cartier "Tutti-Frutti"

  • Le 7 avril 2014 à Hong Kong, un collier de 27 jadéites, serti d’un rubis et d’un diamant a été vendu pour 27 441 026 dollars, soit 25 584 640 euros. Il s’agit d’un collier de la collection Hutton-Mdivani.

collier de la collection Hutton-Mdivani

christie's logo

Les plus beaux spécimens vendus chez Christie’s :

  • Le 13 novembre 2012 à Genève, un diamant blanc de forme coussin de 76,02 carats, de couleur D et de type IIa a été vendu pour 21 474 525 dollars, soit 20 023 921 euros. Il s’agit du Diamant de l’Archiduc Joseph.

Diamant de l'Archiduc Joseph

  • Le 14 mai 2014 à Genève, un diamant de forme triangle de 5,50 carats, de couleur fancy vivid blue-green et de pureté SI1 a été vendu pour 8 633 797 dollars soit 8 047 994 euros. Il s’agit de l’Ocean Dream.

Diamant Ocean Dream

  • Le 12 novembre 2013 à Genève, un diamant de forme poire de 14,82 carats, de couleur fancy vivid orange, de pureté VS1 et de type Ia, a été vendu pour 35 540 612 dollars, soit 33 111 411 euros. Il s’agit du Diamant l’Orange.

Diamant l'Orange

  • Le 25 novembre 2014 à Hong Kong, un diamant de forme cœur de 2,09 carats, de couleur fancy red et de pureté SI2 a été vendu pour 5 095 0872 dollars soit 4 746 040 euros. Il s’agit d’un diamant serti sur une bague Moussaieff.

diamant serti sur une bague Moussaieff

  • Le 11 novembre 2014 à Genève, deux diamants de forme poire sertis sur des boucles d’oreilles, dont l’un pèse 6,95 carats et est de couleur fancy vivid blue, de pureté SI2 et de type IIb ; et dont l’autre pèse 6,79 carats et est de couleur fancy vivid pink, de pureté VS2 et de type IIa, ont été vendus pour 15 820 730 dollars, soit 14 747 293 euros.

deux diamants de forme poire sertis sur des boucles d'oreilles

  • Le 29 mai 2012 à Hong Kong, un diamant de forme ronde de 12,04 carats, de couleur fancy intense pink, de pureté VS1 et de type IIa, a été vendu pour 17 395 720 dollars, soit 16 215 428 euros. Il ‘agit du Diamant Martian Pink.

Diamant Martian Pink

  • Le 14 mai 2012 à Genève, une broche en forme de camélia sertie de rubis d’un poids total de 173,9 carats a été vendue pour 4 323 240 dollars, soit 4 032 502 euros.

broche en forme de camélia sertie de rubis

  • Le 11 novembre 2014 à Genève, un saphir de Ceylan de 392,52 carats serti sur un collier pavé de diamants, a été vendu pour 17 305 996 dollars, soit 16 143 898 euros. Il s’agit du Blue Belle of Asia.

diamant Blue Belle of Asia

Gemmologue, c’est tout un art

La gemmologie désigne l’étude des pierres précieuses ou des pierres fines. Par extension, un gemmologue est une personne capable d’étudier, d’analyser et d’expertiser ces pierres après avoir suivi une formation spécialisée proposée par les plus grands laboratoires tels que le GIA, le HRD et l’IGI dont le diplôme de gemmologie est reconnu mondialement.

Le rôle d’un gemmologue consiste donc à déterminer l’origine et la qualité des pierres qu’il examine afin d’en déterminer les caractéristiques pour établir par la suite la valeur marchande des ces pierres. C’est ce qu’on appelle une expertise. Pour réaliser cette expertise, le gemmologue dispose de plusieurs outils indispensables dont nous allons expliquer les principales fonctions.

Expertise des pierres

Le gemmologue commence par tremper la pierre (ou le bijou serti) dans de l’alcool pour le nettoyer. Il va ensuite l’essuyer à l’aide d’une chiffonnette permettant d’enlever les saletés en surface de la pierre. Pour le reste de l’expertise, il manipulera la pierre à l’aide d’une pince pour éviter de la salir et pour la maintenir plus facilement, surtout lorsqu’il s’agit d’une petite taille.
Puis il examine la pierre à la loupe pour déterminer les impuretés qu’elle présente. Ces impuretés, propres à chaque pierre, peuvent être vues à l’œil nu, à la loupe ou au microscope ce qui influe fortement sur la valeur de la pierre. En effet, par exemple un diamant dont les impuretés (ou inclusions) ne sont visibles ni à l’œil nu ni à la loupe aura une valeur beaucoup plus importante qu’un diamant dont les inclusions sont visibles sans outil particulier.
Si la pierre apportée présente une gravure laser, le gemmologue pourra vérifier le numéro gravé à l’aide d’une loupe laser.

outils de gemmologue

Après examen des impuretés, le gemmologue détermine la couleur de la pierre à l’aide de lampes spéciales qui varient selon la pierre étudiée. En effet, la lampe Daylight permettant de déterminer la couleur d’un diamant blanc n’est pas la même que la lampe utilisée pour déterminer la couleur des pierres de couleurs telles que les saphirs, les rubis et les émeraudes.
Le gemmologue va ensuite mesurer et peser la pierre afin d’en déterminer la valeur en considérant les paramètres testés précédemment. Ainsi, la balance de précision permet de déterminer le poids en carats de la pierre étudiée et le Leveridge (ou gauge) détermine les dimensions de la pierre. Certains de ces instruments sont conçus pour peser et mesurer une pierre déjà sertie sur un bijou, ce qui permet d’établir une valeur précise de la pierre.
Après avoir déterminé la taille, le poids, la couleur et la pureté de la pierre, le gemmologue va ensuite tester sa fluorescence à l’aide d’une lampe UV. La fluorescence d’un diamant par exemple, est due à un gaz présent dans la pierre qui verra sa valeur diminuer sur le marché si sa fluorescence est importante.

Enfin, s’il s’agit d’une expertise de diamant, le gemmologue réalise le test ultime : le testeur de diamant. Cet instrument en contact avec la pierre sonnera s’il s’agit bien d’un vrai diamant.

Une fois l’expertise terminée, le gemmologue va établir une valeur marchande approximative de la pierre en fonction des caractéristiques précédemment citées. Pour cela, il va s’appuyer sur le Rapaport, un document qui fixe le cours du diamant en temps réel. Si les clients ayant apporté la pierre à expertiser décident de la céder, le diamantaire intervient et rachète la pierre. Il la met alors sous pli pour la transporter plus facilement sans l’abîmer. Ce pli, souvent blanc ou bleu, favorise aussi la détermination de la couleur des pierres.

Authentification et certification des pierres

Le gemmologue réalise donc un vrai travail d’identification de pierres précieuses que les bijoutiers et joailliers ne sont pas en mesure de réaliser. La formation de gemmologue est beaucoup plus complexe et précise et permet au gemmologue de travailler en étroite collaboration avec des laboratoires certifiés qui établiront un certificat d’authenticité à sa demande. Ce certificat représente la carte d’identité de la pierre et permet d’assurer sa valeur marchande sur le long terme.

Alors n’hésitez pas à venir faire expertiser vos pierres ou vos bijoux sertis dans les locaux de Diamant Gems afin que nous puissions établir ensemble les caractéristiques et ainsi vous rassurer quant à la qualité et à la valeur des pierres que vous détenez.

outils du gemmologue

Une Petite Tranche de pierre de Couleur !

Les pierres précieuses dévoilent leurs nouvelles facettes

Savez-vous qu’il est possible d’orner vos bijoux de tranches de pierres précieuses telles que le rubis, le saphir ou l’émeraude ?

En effet, cette nouvelle tendance permet d’accéder à des bijoux sertis de pierres de couleur sans toutefois investir une somme conséquente. Ces tranches de pierres précieuses sont disponibles à des prix abordables puisqu’elles sont issues de rubis, d’émeraudes ou de saphirs de qualité gemme insuffisante pour se retrouver derrières les vitrines des plus grandes joailleries.

Mais ce nouvel art de bijoux sertis de pierres précieuses est en passe de faire concurrence aux bijoux diamant et autres pierres précieuses puisque les concepteurs et les fabricants s’attachent à travailler les tranches de ces pierres en faisant ressortir leur côté naturel et « brut ». Toutefois, ils doivent employer de nombreux outils et techniques propres à ce mode de joaillerie tout en privilégiant les coûts les plus bas pour que ces bijoux restent accessibles.

Alors ces tranches de pierres précieuses sont-elles vraiment comparables aux bijoux sertis de diamants, de rubis, de saphirs ou d’émeraudes qui parent actuellement les femmes du monde entier ?

Tranche de saphir, pierre précieuse

Tranche de saphir

Un processus original

Il faut avant tout savoir que ces tranches de rubis, d’émeraudes et de saphirs sont issues des pierres précieuses de qualité industrielle et non de qualité gemme. Ainsi, ces pierres précieuses à l’état brut ne seront pas destinées à être taillées ni serties sur les bijoux de haute joaillerie. Mais pour obtenir des tranches de pierres précieuses dignes de ce nom, ces pierres vont faire l’objet d’un réel travail.
Il faut commencer par découper la pierre en tranche afin de récupérer les « morceaux » qui seront ensuite travaillés pour se retrouver sertis sur différents bijoux. Puis il faut lisser ces tranches de pierres brutes afin de palier leur côté rugueux qui les différencie des pierres de qualité gemme. Les tranches de pierres sont donc polies sur la surface et sur les bords afin de leur donner le plus bel éclat, la couleur et la forme les plus homogènes possibles.

C’est donc un travail et une technique qui diffèrent de la taille et du polissage des diamants et des pierres précieuses de qualité gemme. Par ailleurs, ces diamants et ces pierres précieuses gagnent en valeur lorsqu’elles passent de l’état brut à l’état de pierres taillées. Qu’en est-il alors des tranches de pierres précieuses de moindre qualité ?

Tranche de rubis, pierre précieuse

Tranche de rubis

Une valeur incomparable

La valeur d’une pierre précieuse taillée et celle d’une tranche de pierre précieuse ne sont pas comparables. En revanche le travail réalisé et les moyens mis en place pour embellir ces pierres sont équivalents. Les outils et les techniques utilisées permettent ainsi de passer d’une pierre brute à une pierre taillée et polie afin qu’elle puisse être sertie sur un bijou. De ce fait, la valeur de la pierre précieuse et la valeur de la tranche de pierre sont proportionnelles au travail réalisé sur chacune d’elles. Le bijou fini serti de la pierre précieuse ou de la tranche de pierre a inévitablement plus de valeur que lorsque la pierre ou la tranche de pierre était encore à son état brut. Ainsi, ces tranches de pierres précieuses ont une valeur seulement lorsqu’elles sont taillées et polies, prêtes à être serties et vendues en bijouteries.

C’est d’ailleurs le cas pour les diamants noirs. Ces diamants sont dits noirs parce qu’ils sont pleins d’inclusions de carbone formées lors de la cristallisation du diamant. Ces diamants à l’état brut sont donc qualifiés de qualité industrielle et non de qualité gemme car ils présentent trop d’inclusions pour être destinés à la haute joaillerie. Or certains concepteurs et fabricants se sont intéressés de près à ces diamants et ont entrepris de les tailler pour les sertir sur leurs bijoux. Le succès fut au rendez-vous.

De la même manière, ces tranches deviennent incontournables dans les collections de bijoux contemporains. Les formes, les tailles et les couleurs sont au cœur de ce nouvel art des pierres précieuses. Aussi, l’association de plusieurs tranches de pierres de couleurs différentes permet-elle de réaliser des bijoux uniques en leur genre.

Tranche d'émeraude, pierre précieuse

Tranche d’émeraude

Deux marchés des pierres précieuses bien distincts

Enfin, ce nouveau marché des bijoux semi-précieux est à détacher du marché de la joaillerie spécialisée dans les pierres précieuses de qualité gemme. Ces deux tendances ne ciblent pas les mêmes clients et entretiennent un art des pierres différent. Ainsi, si ces bijoux sertis de fractions de rubis, de saphirs ou d’émeraudes atteignent des prix capables de faire concurrence aux plus beaux bijoux de haute joaillerie c’est uniquement parce qu’ils représentent le travail réalisé et la création imaginée pour parfaire ces bijoux. En aucun cas la valeur des tranches des pierres précieuses utilisées justifie ces prix élevés.

De ce fait, si les clients recherchent avant tout des pierres de haute qualité en fine joaillerie, ils rechercheront plutôt l’originalité du bijou et la beauté de celui-ci créée par le travail des tranches des pierres de couleur.

collier, tranche de saphir, pierre précieuse

Collier fait de tranche de saphir

Le Diamant, au cœur de la Conférence de Dubaï

Une Conférence attendue mondialement

La seconde Conférence du Diamant de Dubaï s’est tenue les 21 et 22 avril dernier dans le plus imposant gratte-ciel du Moyen-Orient : l’Almas Tower, qui héberge notamment la Bourse du Diamant de Dubaï (la DDE). Cette Conférence s’est essentiellement centrée sur les récents problèmes et défis rencontrés dans l’industrie du diamant. Ainsi, les grands dirigeants des grandes compagnies minières ont débattu sur l’importance croissante du commerce diamantaire africain notamment dans l’industrie des diamants synthétiques ainsi que sur les différentes formes de financement accordées à ces pays.

Almas Tower à Dubai

Almas Tower, Dubaï

Le Financement, principale question à traiter

En effet, le fait que certaines banques aient refusé d’allouer plusieurs crédits à cette industrie du diamant en raison d’un manque de transparence serait un mythe selon George Abraham, le Directeur Général des secteurs de croissance stratégiques du Groupe Bancaire Emirates NBD. Selon lui, la vraie raison serait que les banques actuelles souffrent d’un faible réseau quasi inexistant dans les principaux centres géographiques de l’industrie du diamant, ce qui les rend dans l’incapacité d’évaluer objectivement les risques pour les entreprises diamantaires d’entrer dans le commerce du diamant.

Une discussion réfléchie

Cette Conférence a regroupé de grands responsables tels que Andrey Polyakov, le vice-président de la compagnie minière Russe ALROSA, Carlos Sumbula, le président d’Endiama, la Compagnie Nationale du Diamant d’Angola, ainsi que Paul Rowley, le vice-président exécutif des ventes mondiales aux sightholders du groupe De Beers, qui s’est d’ailleurs prononcé en faveur des investissements dans l’industrie du diamant. Toutefois il précise et met en garde les sociétés diamantaires afin qu’elles ciblent leurs investissements pour en maximiser au mieux les retombées.

logo diamantaires, de beers, alrosa, endiama

Vers de nouveaux acteurs sur le marché des diamants bruts

Enfin, les trois représentants de ces trois sociétés, qui représentent à elles seules plus des deux tiers de la production mondiale de diamants bruts, ont par ailleurs rappelé l’importance des échanges commerciaux non pétroliers entre les Emirats Arabes Unis et l’Afrique Subsaharienne. En effet, ces échanges ont atteint la valeur marchande de plus de 18 milliards de dollars avec un engouement certain pour le marché diamantaire.

Ces deux jours de discussion ont donc porté essentiellement sur la nouvelle adhésion des Emirats Arabes Unis à l’Union Africaine ainsi que sur la production de diamants synthétiques qui ne cesse d’augmenter en Afrique et qui pourrait combler une partie du manque à gagner du marché du diamant durant la prochaine décennie.

photo de groupe, délégation des emirats arabes unis et union africaine à dubaï

Sommet de septembre 2014 entre les Emirats Arabes Unis et l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine

La Gemmologie : l’expérience vient avec la pratique

Un diplôme qui ne fait pas tout

A la sortie de la formation en gemmologie, les bases de l’expertise et des caractéristiques des pierres précieuses sont connues et maîtrisées. Mais si la formation de gemmologue apporte les connaissances nécessaires à la pratique de ce métier, le temps est un allié pour gagner en expérience. En effet, si un jeune gemmologue est capable d’identifier les pierres précieuses naturelles des pierres synthétiques et traitées, ainsi que de déterminer leurs caractéristiques telles que les 4C pour le diamant ou encore les teintes de couleurs pour les rubis, les saphirs et les émeraudes, il doit encore apprendre à chiffrer la valeur de ces pierres précieuses.

diplôme de gemmologie de l'hrd antwerp

Ainsi, prenons un rubis par exemple. Il faut savoir que le prix d’une telle pierre peut varier de 10 dollars le carat à près d’1 million de dollars le carat si ce rubis présente une couleur rouge dont la teinte est celle du « sang de pigeon ». De même, un saphir peut voir son prix osciller entre moins de 10 dollars le carat et plus de 100 000 dollars le carat s’il s’agit d’un saphir en provenance du Cachemire dont les pierres présentent une teinte de bleu incomparable, d’un « bleu royal ».

C’est en forgeant que l’on devient forgeron

De ce fait, un gemmologue à peine sortie de l’école de gemmologie doit entretenir et développer son savoir-faire à travers la pratique que suppose le métier de gemmologue. Chaque pierre précieuse est unique et présente donc des couleurs, des inclusions, une taille et un poids différents qui vont jouer indéniablement sur sa valeur marchande.

Pari ailleurs, les mines de diamants et de pierres de couleur s’essoufflent ce qui joue également sur la valeur marchande de ces pierres précieuses dans la mesure où aucune nouvelle mine n’a été récemment découverte ce qui accentue la rareté des belles pierres.
D’autres notions sont donc à prendre en compte pour le gemmologue qui doit évaluer au mieux la pierre qu’il analyse et expertise en prenant en considération tous les paramètres qui influent sur son prix. Les inclusions et les teintes secondaires vont ainsi déterminer le prix final de la pierre. Tout ce savoir-faire est donc acquis par le gemmologue à mesure qu’il pratique les expertises. Car s’il a pu habituer son œil lors de sa formation, il doit en permanence l’entraîner et le familiariser avec le maximum de pierres afin d’être au plus proche des caractéristiques exactes de la pierre qu’il examine.

diamants

Une expérience acquise sur le long-terme

En effet, si l’on regroupe toutes les pierres précieuses afin de réaliser une classification précise des couleurs, des teintes, des poids, des tailles, des inclusions qu’elles présentent, il faudrait à un gemmologue expérimenté en moyenne une quarantaine d’années pour toutes les répertorier puis les assimiler. Car si le diamant est relativement simple à expertiser, poids, taille, couleur, inclusion, surtout s’il est accompagné d’un certificat GIA, HRD ou IGI, les pierres de couleur suscitent une autre forme d’analyse puisque pour chacune des trois autres pierres précieuses qui sont le rubis, le saphir et l’émeraude, leur valeur va dépendre de leur origine et de leur provenance qui détermineront leur couleur et donc leur prix sur le marché des pierres de couleur.

Vers une formation informatisée ?

Ainsi, si la formation de gemmologue permet de maîtriser les bases nécessaires à la pratique du métier, l’expérience vient avec la pratique et le temps afin que l’œil du gemmologue soit affûté et à l’aise avec tout type de pierre.

Or ce savoir-faire tient de l’implication personnelle et dépend de la capacité du gemmologue à emmagasiner le maximum d’informations en un minimum de temps. Est-il alors possible de transmettre ce savoir-faire sur les bancs de l’école de gemmologie ? De cette manière, les futurs gemmologues seraient en mesure de connaître parfaitement la classification des pierres précieuses ainsi que leur valeur sur le marché.

C’est ce que l’Association de Gemmologie de Grande-Bretagne (Gem-A) s’est attachée à réaliser en lançant un cours en ligne permettant de classer les pierres selon leur couleur. Ce cours, développé en collaboration avec le système de GemeWizard , affiche visuellement un grand nombre de gemmes dont les types, les propriétés et les couleurs varient. Chaque élève est en mesure d’analyser la qualité des pierres étudiées et d’ainsi fixer une valeur marchande en temps réel. Cet exercice permet alors aux futurs gemmologues de prendre conscience du travail qu’il reste à accomplir et du chemin qu’il doivent parcourir à la sortie de l’école de gemmologie ainsi que du fossé qui existe entre les connaissances des gemmes et la valeur des bijoux finis en joaillerie.

Association de Gemmologie de Grande-Bretagne

L’Australie s’installe en Angola

De nouveaux gisements de diamants dans le collimateur de Lucapa Diamond

Lucapa Diamond Company, la compagnie diamantifère australienne, a récemment annoncé son projet d’exploration de nouveaux sites diamantifères autour de sa concession à Lulo de 3000 km², en Angola. En effet, ce projet qui doit s’étaler sur 24 mois a pour but d’exploiter les 296 sites diamantifères déjà référencés par Lucapa Diamond. Ces sites regroupent à la fois des gisements de kimberlite mais aussi des gisements alluvionnaires où les diamants peuvent en être extraits facilement.

Des gisements de premier choix

C’est ce que Stephen Wetherall, le PDG de la compagnie diamantifère, a déclaré : « beaucoup d’entreprises d’exploration de sites diamantifères investissent temps et argent pour découvrir des gisements de diamants de kimberlite et alluvionnaires; or à Lulo, nous avons les deux. Ces gisements présentent tout deux un potentiel d’extraction de diamants exceptionnel dans la mesure où les diamants se situent quasiment à la surface de la terre, ce qui rendra l’évaluation et l’extraction beaucoup plus rapides et rentables ».

Une fois extraits, les diamants des gisements de Lulo ont la particularité d’avoir une forme irrégulière et des bords dentelés, ce qui signifie qu’ils n’ont pas longtemps « voyagé » depuis leur source.
Le but de ce programme est donc, en plus du référencement de ces 296 sites de gisements diamantifères, d’explorer et de répertorier d’autres gisements de diamants de kimberlite et alluvionnaires. Ainsi, Lucapa Diamond va considérable augmenter ses capacités d’extraction et de production de diamants, lui assurant alors un rendement sur plusieurs années.

Ce projet sera mené en deux étapes dont la première a commencé dès avril dernier. D’une part les sites diamantifères vont être identifiés et analysés afin de déterminer le type d’extraction adapté, puis d’autre part, et c’est ce qui constitue la seconde étape du projet qui débutera en septembre prochain, les diamants pourront être extraits grâce au forage des gisements de diamants de kimberlite notamment.

diamants bruts

Diamants bruts irréguliers et dentelés des mines de Lulo

Un projet prometteur

Si Lucapa Diamond s’investit autant dans ce projet, c’est qu’elle a pu constater récemment le succès de ses diamants précédemment extraits des mines de Lulo. En effet, la compagnie a vendu un lot de 1539 diamants bruts pour 2,9 millions de dollars australiens soit 2,3 millions de dollars américains (plus de 2 millions d’euros).
Parmi cette vente exceptionnelle, certains spécimens étaient d’une qualité rare. On y a notamment trouvé un diamant brut de 63,05 carats, de Type IIa et de couleur D.
Ainsi, grâce à cette nouvelle licence d’exploitation des gisements de diamants de kimberlite et alluvionnaires, Lucapa Diamond s’assure une rentabilité de plus de 30 ans, lui permettant de se faire une place certaine sur le marché mondial des diamants bruts.

machine traitement diamant brut mine

mines de diamants bruts, lulo en angola

Mines et sites d’exploitation de diamants de Lucapa Diamond à Lulo

Israël se mobilise pour la Turquie

Une avancée pour l’industrie du diamant en Turquie

Un récent rapport a en effet annoncé qu’Israël souhaite venir en aide à la Turquie, notamment en soutenant son industrie diamantaire. Le Vice-président de la Bourse du Diamant d’Israël, Jacob Kattan, s’est exprimé à ce sujet en rappelant que cette décision doit être prise rapidement puisqu’elle serait bénéfique aux deux pays. Selon ces propos : « Si nous n’aidons pas les Turcs à développer et maintenir leur industrie diamantaire, il y a plus d’un pays qui se réjouiront de le faire, et notamment l’Inde et l’Afrique du Sud ».

Cette perspective de coopération entre Israël et la Turquie permettrait d’autre part d’assurer une mise en commun des savoir-faire dans le domaine diamantaire mais aussi de la joaillerie. En effet, Kattan précise par ailleurs que « l’industrie de la bijouterie Turque bénéficiera de l’expérience d’Israël dans ce domaine mais la Turquie apportera également à Israël une avancée cruciale en termes de polissage des diamants ».

Un projet pris au sérieux

Afin de répondre au mieux aux attentes de cette nouvelle entente, les dirigeants de l’industrie diamantaire Turque ont proposé l’ouverture d’un nouveau centre de manufacture du diamant à Istanbul. Pour ce faire, la Turquie a besoin du savoir-faire et de la technologie d’Israël.
Ainsi, ce partenariat permettra aux deux pays et surtout à Israël de se rapprocher davantage des divers marchés européens mais aussi et surtout des nouveaux marchés du Monde Arabe, auxquels les entreprises israéliennes n’avaient jusqu’alors pas accès.

drapeau israel et turquie

Le diamant, centre de toutes les attentions

Cette coopération ouvre donc de nouvelles perspectives pour l’industrie du diamant d’Israël puisque la Bourse du Diamant (IDE) envisage d’ouvrir de nouveaux bureaux à Istanbul où elle pourra alors gérer tous les moyens et ressources mis à disposition de la Turquie et notamment les experts diamantaires israéliens ainsi que les technologies de pointe qui permettront d’encadrer une partie du travail de polissage de diamants au sein de la Turquie.
De même, l’organisation des fabricants de diamants locaux de Turquie envisage de fonder un club de marchands de diamants, aidé par Israël, qui sera alors enregistré à la Fédération Mondiale des Bourses du Diamant.

Un marché Turc en plein essor

Enfin, le Président de l’IDE (Israel Diamond Exchange), tient à préciser que ce rapprochement entre Israël et la Turquie tend à devenir une réelle stratégie pour les deux pays qui souhaitent renforcer leurs liens commerciaux et bénéficier chacun des avantages propres aux deux pays. Mais si la Turquie se réjouit de l’aide apportée par Israël, elle n’a rien à lui envier dans le secteur de la bijouterie qui représente un large marché, en passe de devenir un futur leader sur le marché des bijoux diamant.

Les différentes formes du diamant

Le Diamant, On l’Aime avec ses Formes

Le diamant de forme ronde et de taille brillant est de loin la forme la plus populaire et la plus présente sur le marché du diamant. En effet, aussi plus cher que les autres diamants, le diamant rond représente les 3/4 du marché diamantaire actuel.

Mais le diamant offre aujourd’hui un éventail de formes fantaisie qui permettent de personnaliser chaque bijou diamant. Comme ces diamants sont moins chers car moins recherchés que les diamants ronds, ils représentent un avantage concurrentiel certain. Ainsi, les diamants de taille marquise, poire, ovale, émeraude, cœur, ou coussin soutiennent une grande partie de l’industrie du diamant.

les formes de diamants

Les diamants suivent la tendance

Dans un monde où les sociétés de consommation ne cessent d’évoluer, l’heure est à la recherche de sa propre personnalité, afin de se différencier au maximum d’autrui. Suite à ce phénomène, les diamants de formes fantaisie sont devenus une véritable attraction et trois types de taille se retrouvent en tête du marché des diamants fantaisie : l’ovale, le coussin et la princesse.

Cette tendance du marché est largement illustrée par les récentes ventes aux enchères. Ainsi, le top des ventes de 2014 a été marqué par des ventes records de diamants fantaisie comme un diamant bleu de 9,75 carats et de taille poire qui a été vendu pour 3,3 millions de dollars, ou encore un diamant rouge de 2,09 carats et de taille cœur qui a été vendu pour 2,44 millions de dollars. Mais ces deux ventes remarquables sont loin de détrôner la vente d’un diamant blanc de 118 carats de taille ovale qui a atteint les quelque 30 millions de dollars fin 2013.

Par ailleurs, le côté médiatique ainsi que les grands événements autour de la haute joaillerie participent davantage à l’essor des diamants fantaisie puisque les grands festivals du cinéma et de la mode sont soutenus par les plus grandes maisons de joaillerie telles que Chopard, qui a récemment sorti une collection de bijoux diamants fantaisie, notamment des diamants de taille poire et de taille marquise.

Ainsi, même si les diamants ronds dominent encore le marché, ils ne sont plus sur le devant de la scène et n’attisent pas autant la curiosité que les diamants fantaisie. Si les diamants ronds restent la tradition pour une bague de fiançailles ou une alliance, les diamants de formes fantaisie correspondent davantage aux goûts et couleurs de chacun pour la réalisation d’un bijou personnel et sur-mesure.

The Imperiale Tourbillon, montre diamant par Chopard

Montre Chopard sertie de diamants fantaisie en baguette (taille émeraude)

Une forme qui se démarque

Une forme en particulier semble se différencier des autres et connaît un succès fulgurant. Il s’agit du diamant de taille coussin. Ce diamant est en effet un doux et élégant mélange entre le diamant rond et le diamant de taille émeraude. Les joailliers l’ont vite compris et déclinent ce diamant coussin en une multitude de bijoux diamants, que ce soient des boucles d’oreilles, des pendentifs ou des bagues.

De même, les baguettes de diamants sont à l’honneur en ce moment. En revanche, leur valeur marchande est moins évidente à déterminer que le prix des diamants fantaisie qui se fixe, comme pour celui des diamants ronds, par rapport au Rapaport. Lorsque l’on parle de baguette de diamants, la proportion des pierres va davantage jouer sur son prix plutôt que les autres caractéristiques, comme les 4C. Ainsi, une baguette de 0,20 carats sera moins onéreuse qu’une baguette de 0,10 carats dont le poids est une proportion idéale en joaillerie mais aussi en horlogerie, où les baguettes de diamants fantaisie se font petit à petit une place de choix sur le marché mondial du diamant.

bague fiancailles en diamant coussin, tiffany

Bague diamant coussin Tiffany

bague diamant coussin, harry winston

Bague diamant coussin Harry Winston

Alors n’hésitez plus, soyez à la pointe de la mode et incollable sur les nouvelles tendances de diamants du moment. Venez rencontrer nos gemmologues diamantaires experts qui sauront vous conseiller dans le choix de votre diamant rond ou fantaisie !

Les Bienfaits du Vert

Un Fonds International qui se mobilise

Le Diamond Empowerment Fund (le fonds d’autonomisation et d’émancipation du diamant) a récemment relancé son Bracelet Vert lors d’une collecte de fonds avec un beau message d’espoir, d’inspiration et d’éducation pour tous qui changera le monde.

Ce fonds a été créé en 2007 par un grand représentant du Hip-Hop, Russel Simmons, accompagné de son mentor le Docteur Benjamin F. Chavis Jr. qui est actuellement le conseiller stratégique principal de cette organisation. Ce fonds est également constitué de plusieurs membres de l’industrie des bijoux.

Simmons et Chavis, qui avaient alors conçu et créé une ligne de bijoux, sont partis en Afrique du Sud afin d’en apprendre davantage sur les pierres précieuses et notamment sur les diamants. Ils sont ainsi allés au Mozambique et ont rencontré Nelson Mandela, qui leur a assuré que les diamants étaient une partie intégrante de l’économie de l’Afrique du Sud et qui leur a expliqué comment les diamants ont largement bénéficié à la nation dans son intégralité. Après avoir appris et compris l’histoire du diamant, Simmons et Chavis ont alors voulu retranscrire cette passion pour le diamant à travers ce Fonds, qui est alors conçu comme une organisation internationale à but non lucratif qui soutient les initiatives et les programmes menés dans les communautés diamantaires afin de réhabiliter les jeunes de la prochaine génération et de leur assurer une bonne éducation.

diamonds for good supporters

Le Bracelet Vert, un message d’espoir et de soutien

Pour soutenir cette organisation internationale, des levées de fonds sont organisées à travers différents événements et notamment le lancement de ce Bracelet Vert, fabriqué à partir de perles de malachite et d’un cadran en or ayant en son centre un diamant brut serti. Ce bracelet a été conçu par Scott Rauch, président du groupe joaillier SHR à New York. En accord avec les concepteurs et les designers, ce bijou devait représenter l’Afrique, être simple, classe et neutre pour qu’il puisse être porté aussi bien par les hommes que par les femmes. Ce bracelet est donc issu d’une conception collaborative afin de représenter l’engagement de ce fonds pour les populations et les économies dont le diamant est la principale ressource.

Lors du lancement du Fonds en 2007, Simmons a été soutenu par ses amis célèbres comme Cindy Crawford, Wyclef Jean, Snoop Dogg, Penelope Cruz et le président Bill Clinton. Car cette année a été marquée par la sortie du film « Blood Diamond », qui a relancé les discussions négatives autour des diamants de sang.

Le Bracelet Vert a pu être proposé dans différents points de vente, bijoutiers indépendants et grands sites internet comme Amazon. Ainsi, plus de 50 000 bracelets ont été vendus à 125 dollars l’unité, ce qui a rapporté plus d’un million de dollars à l’organisation. Ce n’est pas sans rappeler le Love Charity Bracelet de Cartier, qui dans le même principe, reversait de l’argent à chaque vente à des associations caritatives.

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Des ressources mises au service des plus défavorisés

L’argent recueilli par le Diamond Empowerment Fund est reversé à trois associations dans les collectivités où l’industrie du diamant est importante. La première est le Campus ACDI City en Afrique du Sud. Il s’agit d’une école de commerce quasi gratuite qui forme les étudiants les plus défavorisés. La seconde est l’African Leadership Academy, une autre école en Afrique du Sud spécialisée sur le passage des enfants des classes secondaires au lycée, où les différents étudiants peuvent suivre des cours de leadership et d’entreprenariat. La troisième est un programme mis en place par le Ministère de l’Education du Botswana, qui encourage les meilleurs étudiants et les envoie en formation au Royaume-Uni ou aux Etats-Unis. Toutes ces organisations suivent de près leurs étudiants qui sont invités, une fois leur formation achevée, à revenir dans leur pays d’origine afin de soutenir la croissance économique de leur pays.

Ainsi, ce Bracelet Vert et plus particulièrement le Diamond Empowerment Fund représentent un nouveau souffle pour l’économie du diamant et permettent de faire de cette pierre précieuse un nouveau combat pour les populations les plus démunies.